Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 21:22

eh oui, j'apparais toujours quand on ne m'attend plus, pour inaugurer cette rubrique des chroniques quotidiennes de paquito

 

expression du jour :

Entendu sur France culture dans "la dispute" : "pour que vous vous forgiez votre opinion". Ca a l'air simple dit comme ça, mais en effet une opinion se forge lentement au fil de l'expérience, après avoir pesé la thèse et l'antithèse. Pas grand chose à voir donc, avec le barnum médiatique qui nous attend pour les 5 mois à venir ...

 

construction_time_again.jpg

 

héros du jour :

Les héros du jour sont aussi les musiciens du jour et nous ramènes 27 ans en arrière. Midnight Oil signait le second de ses albums majeurs "red sails in the sunset", dont le visionnaire "Harrisbugh" qui n'a pas pris une ride et qu'on a écouté en boucle cette année au Japon

 

nase du jour :

Le nase du jour, est une brochette de onze nases : les soit disants nouveaux spin doctors de l'élysée, des têtes nouvelles qui font fermenter les prochains slogans démagos de notre cher souverain pour sa prochaine campagne. Si c'est aussi innovant et progressiste que la production intellectuelle de leurs aînés, Vauquiez, Riester et consort, je propose de laisser encore infuser leur jus de crâne jusqu'en 2017

 

Bonjour chez vous !

Par paquito - Publié dans : chroniques quotidiennes
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Samedi 30 juillet 2011 6 30 /07 /Juil /2011 22:49

Pour occuper les longs trajets en TGV avec multiples haltes méridionales, il y a certes le sudoku et le dernier roman de Guillaume Musso. Mais rien ne vaut les grands classiques du ludisme ferroviaire.

Parmi ces multiples activités intéractives que l'on peut pratiquer ou observer pour bien rigoler dans un un wagon de seconde classe, de préférence, on connaît la partie de cache-cache avec le contrôleur, la traversée du train entier avec la valise à roulettes, ou encore la recherche de WC propres.

Mais le must, le plus distrayant et intéractif reste sans conteste, le jeu du « pique-moi ma place, je piquerai celle d'un autre », sorte de variante des chaises musicales appliquée aux trajets en TGV (donc avec places réservées, c'est important).

Pour bien pratiquer ce jeu, il faut disposer d'un trajet offrant un nombre respectable de haltes, ce qui permet, à chaque arrêt en gare, de relancer la partie.

Il faut aussi choisir une date propice : aucun intérêt en semaine lorsque le train est à moitié vide. On préférera largement un vendredi soir ou un samedi de grands départs en vacances, lorsque presque toutes les places ont été réservées. La présence de nombreux bagages encombrants mettra également un peu de piment.

Mais, avant tout, la condition sine qua non de réussite de cette performance collective, c'est qu'un nombre suffisant de voyageurs montant au départ du train aient eu, sans se concerter, l'idée de jouer (plutôt que de mater un DVD débile) et initient le processus en s'installant, volontairement ou non, à une autre place que la leur.

Dès lors, la partie peut commencer et s'anime, lorsqu'à la première halte, un voyageur montant dans le train découvre que sa place est occupée par un joueur.

A ce moment là, une alternative cruciale s'offre à lui : soit il décide de se joindre à la partie en renonçant à faire déplacer la personne qui lui a pris sa place, pour lui même piquer une autre place, et on devine dès lors la puissance de la réaction en chaîne qui va pouvoir s'amorcer ! ou bien, c'est un mauvais coucheur et dans ce cas, il revendique sa place et ne prend pas part au jeu, et se contente de toiser avec mépris le joueur qu'il vient de déloger reprendre ses périgrinations et poursuivre un peu plus loin sa partie.

On voit donc les nombreuses figures combinatoires qui sont offertes par ce jeu : grand chelem dans le carré (faire successivement les 4 places du carré), pas de deux (en places duo, alterner à chaque gare la place couloir et la place fenêtre), jeu à trois avec le contrôleur, lorsque le joueur intrus décide de refuser de se déplacer et oblige son partenaire involontaire à aller chercher un arbitre ...

Outre le fait de rompre la monotonie du voyage et de nous permettre de réviser nos calculs de probabilités de terminale, ce jeu vise avant tout à créer un lien supplémentaire entre les voyageurs : sans le jeu, ils s'ignorent simplement, tandis qu'avec le jeu, ils se toisent sombrement, ou s'engueulent bruyamment, sans parler des autres voyageurs spectateurs qui, du coup, s'échangent des regards exaspérés.

 

sudoku.jpg

Je vous le dis, le sudoku, c'est de la merde !

 

Mais je devine votre prochaine question car je vous ai mis l'eau à la bouche : quelles sont les conditions pour jouer ?

Mettons d'emblée de côté le profil radical du joueur de l'extrême qu'est le resquilleur sans billet : amoureux du risque, il augmente le risque de se faire gauler en participant à la partie, au lieu de d'essayer de passer inaperçu à la voiture bar. C'est le Jonathan Hart du TGV Sud-Est ! (car c'est toujours un homme).

Mais à part ce rare spécimen suicidaire, il y a deux principales catégories de joueurs : le joueur volontaire et le joueur malgré lui (donc qui joue sans le savoir, c'est magnifique !)

Le joueur volontaire essaie généralement, par égoïsme classique, de piquer une place meilleure que celle qu'il a réservée, genre pour éviter le carré où il va devoir supporter les hurlements de morveux hyperactifs pendant 5 heures.

Sa motivation peut être aussi plus socialisante : voyageant accompagné, il n'a pas pensé à faire une réservation conjointe avec le reste du groupe, ce qui l'amène à devoir jouer pour pouvoir rester à déblatérer des âneries avec eux (notons que même lorsque le joueur gagne et conquiert la place convoitée, il échange rarement plus de 10 mots avec ses amis pendant le reste du voyage, car ils n'ont rien à se dire en fait).

Quant au joueur malgré lui, c'est un véritable artiste qui s'ignore : le cas le plus répandu ne sait pas distinguer la fenêtre du couloir. Il y a aussi le touriste étranger qui ne comprend rien au système de réservation, ou encore l'illettré qui ne sait pas lire son billet. Mais le plus fort est celui qui se trompe de voiture ou confond le haut et le bas du duplex.

Et puis il y a la figure ultime du méta-joueur involontaire : celui qui, tellement habitué à ce qu'on lui pique régulièrement sa place, voit des joueurs là où il n'y en a pas et, blasé, oublie de vérifier son billet et vous demande de décaniller, alors que vous êtes installé à la bonne place. C'est très fort : comment jouer, même sans joueurs ...

 

Alors ok, me direz-vous, c'est marrant, mais comment expliquer tout de même un tel engouement pour cette pratique ?

J'ai ma petite idée que je vous livre, et qui tient selon moi à l'étonnante contemporanéité des valeurs que ce jeu mobilise, totalement en phase avec le programme de notre bien-aimé Président et de ses deux roquets alto-ligérien et drômien.

Le hasard, en premier lieu, qui à force de coupes sévères dans les budgets de l'éducation nationale et de la recherche, a désormais supplanté le mérite et la connaissance dans l'esprit d'une bonne partie de la population comme seul espoir de réussite sociale. Euromillion du loto et jeux débiles à la télé sont là pour nous le rappeler, alors que dans le même temps, des hordes de diplômés lettrés, « inemployables » assistés, squattent inlassablement les guichets des locaux faméliques du Pôle Emploi.

Mais surtout, en second lieu, l'esprit de concurrence féroce auquel ce jeu fait appel nous rappelle qu'à l'extérieur du train, également, la société nous est présentée comme une jungle où, pour faire sa place, la seule issue est d'enfoncer son semblable ou de doubler son voisin.

Alors, comment mieux se préparer psychologiquement à retrouver son chef et ses collègues de travail lors de son trajet de retour de vacances, hein ??


Par paquito - Publié dans : zusammen
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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 20:20

Ce soir, je serai bref :

quel est le point commun entre Karen Cheryl, Marthe Keller et Roy Lichtenstein ??

ha, ha ...

 

natalie-portman-black-swan_m.jpg

Vu que je savais pas quoi mettre d'intelligent pour illustrer cet article, j'ai mis Nathalie Portman dans Black Swan. En plus elle est trop bien dans ce film, j'en ai pleuré. (pis on verra si les fans de Nathalie Portman viennent sur mon blog ...)

 

Eh ben, figurez vous que ce sont les trois personnalités les plus recherchées sur Google parmi celles qui conduisent les visiteurs à mon blog ... Et ça depuis un an ou deux au moins !

C'est fou, nan ???

J'espère que vous apprécierez au passage la remarquable mise en abîme de ce post, puisqu'avec cet article absolument dénué d'intérêt, je vais ne faire qu'accentuer le phénomène. Enorme ...

Par paquito - Publié dans : Le naze de la semaine
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Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 18:06

La déflagration de la catastrophe nucléaire japonaise (en cours) n'avait pas encore résonné sur nos écrans et dans nos transistors, que déjà, il y a quelques semaines, une interrogation profonde sur notre modèle de développement basé sur la surproduction et la surconsommation traversait les médias français.

La cause de cette prise de conscience soudaine : l'impact inattendu de plusieurs documentaires saisissants diffusés récemment, dont "prêt à jeter : l'obsolescence programmée", axé sur le gaspillage des biens de consommation industriels, "manger est-il dangereux pour la santé ?" où l'on voyait la journaliste Isabelle Saporta dénoncer les excès de l'agriculture intensive ou encore "notre poison quotidien", dernier morceau de bravoure de Marie-Monique Robin, enquêtrice implacable déjà citée sur ce blog.

Dans les librairies, coup de promotion bien réussi, il faut l'admettre, la même Isabelle Saporta créait le buzz au moment du salon de l'agriculture avec son accablant "livre noir de l'agriculture", peu après la sortie retentissante mais plus confidentielle de l'ovni docu-fiction de Jonathan Safran Foer "Faut-il manger les animaux" (Eating animals, en VO, ce qui ne veut pas dire la même chose).

 

la-decharge-dans-la-riviere-au-ghana.png

Ici, coulait une rivière ... Le Ghana est devenu la décharge à ciel ouvert de tous nos appareils électroménagers et informatiques (extrait de "prêt à jeter" diffusé sur Arte)

 

Alors ? Que penser de ce salutaire, bien que tardif, déferlement d'informations sur ce que les écolos et autres promotteurs de la décroissance, véritables Cassandre de service voués aux gémonies des allégro-pragmatistes, dénoncent depuis des lustres ?

Phénomène de mode boboïsant bientôt oublié, ou prémices d'une révolution en marche ?

 

Il est possible d'être optimiste car, sans aller jusqu'à adhérer au concept de décroissance, une frange croissante de la population semble aujourd'hui plus sensible aux thèses de la sobriété.

Pour l'alimentation, entre l'agriculture intensive, couplée à la chimère des OGM, et le grand bond en arrière vers les techniques manuelles de culture dignes de l'ancien régime, il existe une troisième voie qui est l'orientation massive vers une alimentation non ou très peu carnée.

Voilà donc la solution pour nourrir la planète entière sans la détruire et sans empoisonner agriculteurs et consommateurs.

Le prix à payer ? renoncer à se baffrer comme des américains, troquer le hamburger indigeste pour la soupe de potiron et le chicken nuggets farineux pour la salade de lentilles.

Au passage, notons le formidable impact bénéfique sur la consommation énergétique que ce changement dans notre alimentation induirait, car il faut bien moins de pétrole et d'électricité pour obtenir une calorie à base d'alimentation végétale bio que pour une calorie de barbaque moisie (et je ne vous parle pas de l'emploi et de l'assurance maladie qui diraient merci aussi).

 

Lien entre alimentation et énergie, voilà une transition toute trouvée sur la question de la dépendance au nucléaire : de la même façon, avons nous seulement le choix entre le modèle pronucléaire actuel avec cette massive épée de Damoclès sur la tête, et le retour à la lampe à huile et à la charrette à bras ?

Non, car il y a la troisième voie, qui s'appuie sur le renouvelable certes, mais plus encore sur l'énergie la plus efficace et non polluante de toutes, celle qu'on ne consomme pas et donc qu'on n'a plus besoin de produire, le Négawatt.

Isolons, recyclons, mettons des pulls, arrêtons d'acheter des objets inutiles et nous pourrons nous cultiver et nous distraire beaucoup plus intelligemment pour le même prix et moins de kW.

Evidemment, si on lit Edgard Morin au coin du feu au lieu de regarder Patrick Sébastien sur son Ipad, ou si on va pique-niquer en vélo au lieu de faire le kéké en 4x4 à Parly 2, on risque de ne plus du tout voter de la même façon au bout d'un certain temps !

Et c'est là que le bât blesse car la horde de nains de la pensée qui nous gouverne verrait son pouvoir confisqué. Vous me voyez venir, la lutte ne fait que commencer et la bataille de 2012 ne sera pas le moindre des enjeux ...

 

 

 

Par paquito - Publié dans : zusammen
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Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 22:28

Décidément, les femmes de France culture sont extraordinaires ! J'avais déjà fait dans ces pages l'éloge de Christine Goémé et peut-être un de ces jours viendra le tour de Julie Clarini, ou encore de Marie Richeux, la brillante créatrice de la remarquable et matinale "c'est pas la peine de crier".

Mais aujourd'hui, je vais faire les louanges d'un monument de la culture et de la radio française, et je me dis que j'ai intérêt à être à la hauteur : brillant ou, à défaut, original...

Allons pour original.

 

Ce monument c'est Laure Adler, dont je vous épargnerai ici la biographie, afin de tenter plutôt d'apporter un éclairage particulier sur son travail et plus précisément sur ce qu'elle nous transmet dans son émission quotidienne de soirée "hors champs".

Gros benêt que je suis, je n'écoute cette émission que depuis peu, certes programmée à une heure peu propice à l'écoute en direct me concernant, de 22h15 à 23h. Hasard sûrement, mes deux écoutes de la semaine étaient consacrées à deux immenses artistes : l'interview d'Anselm Kiefer ce mardi, puis de Luc Moullet, ce mercredi.

Ce qui frappe avant tout dans la direction de l'entretien entre Laure Adler et ces deux icônes contemporaines, c'est justement qu'il n'y a pas de direction. L'entretien ne dure que 45mn et, en ce laps de temps restreint, chacun sait d'avance qu'il sera impossible de traiter de façon approfondie et un tant soit peu exhaustive l'oeuvre de l'artiste, même en se restreignant à son actualité.

 

Alors, que fait la grande Laure pour contourner l'obstacle ?

Elle laisse l'entretien s'écouler naturellement, pourrait-on croire, en amenant l'artiste à davantage s'exprimer sur sa vie que son oeuvre. En permettant à son invité de digresser à loisir sur ce qu'il a envie de confier sur sa vie et ses pensées, l'échange révèle et magnifie l'humanité du personnage, ce qu'il y a de plus profond et de plus léger en lui, tour à tour.

Mais ce résultat n'est pas si naturel, il suppose un travail préparatoire considérable de la part de Laure Adler pour pouvoir régulièrement relancer l'échange en se nourrissant d'une connaissance remarquable de l'oeuvre et du parcours de l'artiste.

 

celine.jpg

Le critique professionnel ou de comptoir doit sans cesse se garder de juger la vie de l'artiste au lieu de son oeuvre. Pour autant, la compréhension de la psychologie et de la biographie de l'artiste éclairent le mystère du mécanisme de la création : la question supérieure à toutes les autres en matière d'art.

 

Laure questionne "oeuvre" et l'artiste lui répond "vie". En résulte un éclairage inédit et enthousiasmant sur le processus de création artistique, bien loin des verbiages habituels d'une partie de la critique ou de l'exercice balisé d'autopromotion.

C'est beau et profond comme un tableau d'Anselm Kiefer ... et détonnant et distrayant comme un documentaire de Luc Moullet.

 

Luc Moullet : http://www.franceculture.com/emission-hors-champs-luc-moullet-2011-01-19.html

Anselm Kiefer : http://www.franceculture.com/emission-hors-champs-anselm-kiefer-2011-01-18.html

 

 

 

 

 

 

Par paquito - Publié dans : Le zami de la semaine
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Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 21:02

Je vous le dis : les américains se foutent de notre gueule ...

Voici désormais une dizaine d'années au bas mot qu'on nous inflige en prime time la fameuse série des "Experts" distillant la même thèse douteuse : voyez comme aux US on est balèses, notre système judiciaire est au poil, et grâce à quoi ? grâce aux flics les mieux équipés du monde !

Mais pas équipés en flingues et en grosses burnes, comme du temps de dirty Harry et Bullit : nan, l'époque n'est plus aux hommes d'action, mais aux hommes de réflexion. Les condés d'outre Atlantique ont troqué leurs magnums contre des microscopes, des ordinateurs et des fioles avec des mouches et des scarabées qui grouillent à l'intérieur.

D'ailleurs, si ces héros n'avaient pas la vocation du "serve and protect", qui au LAPD, l'autre au LVPD, ou encore au NYPD, ils taferaient sûrement tous à Cape Canaveral, en train d'envoyer des fusées sur Saturne.

Et du coup, avec ces as de la science, au service de l'ordre et de la justice, y a plus un criminel qui passe au travers des mailles du filet, et corollairement, plus un innocent qui risque de se faire exécuter par erreur.

Bon, allez les enfants, c'est l'heure, j'éteins la télé et revenons à la réalité.

 

La réalité, c'est que le système pénal US, basé sur le témoignage foireux, est une vraie machine à fabriquer de l'erreur judiciaire. Le dernier exemple tragique, celui de Cornelius Dupree, innocent, seulement libéré à 51 ans, après 30 ans de zonzon parce qu'enfin, on s'est décidé, allez savoir pourquoi, à lui faire un test ADN.

Faut croire que le test ADN devait coûter trop cher, ou bien que les belles lois démocratiques de ce magnifique état du Texas ne prévoyaient pas cette possibilité, même quand le type clame son innocence depuis des décennies.

 

Metallica-And_Justice_For_All-Frontal.jpg

Le problème, c'est que les juges ont trop de pouvoir dans ce pays, c'est Hortefeux qui l'a dit ...

 

Mais ne nous moquons pas trop des ricains, car chez nous aussi, on aime bien se raconter des histoires à la télé sur notre police d'élite, qui a bien étudié les techniques de Grisom et ses sbires et a plein de sous pour son matos de pointe dans son labo, vu que la sécurité est la priorité du gouvernement, faudrait pas l'oublier.

Les sous-clones franchouilllards du barbu du Nevada, s'appellent "R.I.S." et ces fortiches nous démantèlent tout un réseau de proxos albanais en une heure, juste grâce à un poil de balayette retrouvé dans les chiottes d'un squat de la porte d'Auber. Trop forts !

Dans le monde de R.I.S., les gendarmes n'oublient pas de faire les perquises et les prélèvements sur les lieux du crime, pas comme dans l'affaire du petit Grégory, et les commissariats sont bien équipés de caméras, pour filmer les témoignages des enfants, pas comme à Outreau.

 

Mais la France restera toujours un pays d'artistes, même en matière d'erreurs judiciaires : la culture de l'aveu, extorqué à coups de gardes à vue et d'intimidations musclées, fait son oeuvre et nous produit de bien plus beaux innocents jetés en prison qu'aux Etats-Unis.

Ce pauvre Dupree peut aller se rhabiller, lui qui a croupi au trou les plus belles années de sa vie juste parce qu'une mémé myope ou raciste (ou les deux ?) a reconnu sa tronche au milieu de 5 autres blackos dans le sommier. C'est d'un banal ! Il vendra pas plus de 100 000 bouquins avec son histoire.

En France, grâce aux méthodes persuasives de notre police et au défaut de présomption d'innocence inscrit dans la loi, on sait faire avouer n'importe quelle ignominie à un gamin de 16 ans à moitié attardé ou à la femme du notaire.

Sur TF1, les amerloques sont peut-être les meilleurs, mais dans la vraie vie, c'est nous les patrons !

Par paquito - Publié dans : zusammen
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Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 20:56

Chers lecteurs, en cette période de fêtes (faut le dire vite), j'ai décidé de vous gâter : cette semaine, il n'y aura donc pas un, mais deux nazes de la semaine !

Mais, puisque je vous rappelle que j'ai récemment fait voeu de concision sur ce blog, je ne vous livrerai ce soir en pâture que le premier de ces deux branques. Donc, par ordre de parution à l'écran, j'ai nommé, NDM, comme on doit l'appeler dans les rédactions où il sévit depuis peu, le grand Nicolas de Morand.

Figurez-vous que je passais encore une fin d'après-midi relativement agréable dimanche dernier, lorsque l'idée farfelue m'a pris de regarder "C politique" (déjà avec le jeu de mots, on rigole) sur France 5. Je vous dis l'heure pour que vous évitiez de tomber dessus par hasard : 17h40 à 19h. Après, vous êtes sauvés, ça bascule sur Arte.

Donc C politique, me dis-je, ça doit être bien, impertinent, profond, tout ça, pas comme ces mascarades complaisantes dont nous purge Arlette Chabot sur la 2, la grande chaîne d'info de l'ORTF.

Bon, déjà, au bout de quelques minutes, je suis refroidi comme un versaillais coincé dans son 4x4 un soir de neige sur la RN118, parce que je vois que l'invitée du jour, NKM pour ne pas la nommer, n'a pas de contradicteur : c'est le putain de concept de l'émission. Et côté journaliste, euh pardon, animateur, de Morand est à peu près aussi pointu et pugnace que Winnie l'Ourson à un congrès du Medef.

C'est donc pas ce soir que la championne des ministres toutes catégories en avalage de couleuvres transgéniques va se faire bousculer, me dis-je résigné. Bon, on est pas en démocratie, non plus, faut pas rêver.

Mais, c'est à peu près à la moitié de l'émission, lorsqu'enfin quelque chose d'intéressant survient sur le plateau, que NDM tombe le masque, rejoignant aussi sec et de son vivant le Panthéon pourtant bien encombré des grands conformistes de droite. Je vous raconte la scène :

Et vlan ! au détour d'un cirage d'escarpins, invasion impromptue du plateau par 4 mectons vaguement chevelus, même pas braillards et encore moins violents, qui demandent la parole à de Morand pour faire une déclaration. Eh oui, c'est du direct, les gars voulaient nous la jouer intermittents du spectacle comme à la grande époque !

Sauf que non, de Morand coupe court : "ah non, ça ne se fait pas" et blablabla et en deux secondes chrono, le réalisateur zélé et alerte qui veille en régie lance à l'antenne un reportage préenregistré sur la formidable activité quotidienne de NKM, la femme qu'il vous faut dans ce pays, la seule vraie écolo, tout ça ...

Et voilà les 4 pauvres mecs bernés aussi sec, sûrement en train de se faire raccompagner gentiment vers la sortie par les gorilles de la société de sécurité, mais tout ça hors champ des caméras du direct. Nous, pendant ce temps, on voit NKM jouer à la Nintendo, du temps où elle était punie, au secrétariat d'Etat aux nouvelles technologies. Marrant aussi, j'admets.

Bon, après 5 longues minutes de ce reportage passionnant, retour au direct et là, on a droit à la leçon de morale de l'année par NDM, le défenseur de la liberté d'interdire. Alors voilà, vous comprenez, NDM, il est super courageux de faire son émission en direct, mais il a été trahi, et il rampe par terre en excuses auprès de NKM, qui a l'air de s'en foutre et est plutôt gênée par un tel cinoche. Et ça va chier dans le ventilo, y aura une réunion de crise suite à cet incident majeur interplanétaire et sûrement que son émission de chiottes sera plus diffusée en direct. Tout ça, ça lui fait froncer les sourcils à Nicolas.

Moi, j'aurais presque la larme à l'oeil devant un spectacle aussi navrant : la liberté des journalistes du service public de lécher tranquillement le cul des ministres qu'on assassine ! Et en direct en plus, c'est vrai, ça me révolte aussi ...

 

petain-collabo.jpg

"Les fauteurs de troubles qui ne respectent pas la loi seront châtiés !"

 

Bon, accessoirement, on apprendra quand même, au détour d'une phrase, que les dangereux perturbateurs voulaient protester publiquement contre la loi LOPSI 2 sur la sécurité intérieure : cette belle loi que le FN a rêvée et que l'UMP a faite.

Moi je dis, c'est dommage qu'on ait pas eu plus de NDM il y a quelques décennies, pour museler les promoteurs de la désobéissance civile, lorsque l'ordre public était gravement menacé par les objecteurs de la guerre d'Algérie ou les défenseurs de l'IVG.

La lutte se déroule désormais principalement sur les ondes, et plus dans la rue, donc pour faire le boulot des flics, rien de tel que des journalistes apprivoisés : c'est moderne, comme Sarkozy et Berlusconi.

Les CRS peuvent se rhabiller (chaudement) et aller dégager les camions bloqués sur les autoroutes enneigées.

 

 

Par paquito - Publié dans : Le naze de la semaine
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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 19:46

Crise de la presse et crise tout court obligent, l'époque est aux nouvelles formules : le Monde, Libé, le figaro, et même, pour mon plus grand bonheur, les Inrocks.

Mais mon blog aussi est en crise, les amis. Alors moi aussi, ce soir, j'entame ma nouvelle formule !

Afin de reconquérir mon lectorat que je n'ai jamais eu, le challenge est de taille : écrire un article quotidien, si, si, mais pas un truc long et compliqué comme avant, nan, en une prise, comme aurait dit le grand Maurice (une bière offerte à celui ou celle qui devine de quel Maurice je parle).

L'idée : faire écho et commenter en moins de 15 minutes top chrono une idée ou un événement d'actualité du jour ...

Allez, je suis chaud, et ce soir, histoire de faire gauche populaire, je vais citer deux héros de mon enfance, Renaud et Platoche. Reconnaissez que je tape dans le haut niveau.

Il y a vingt ans de cela déjà, le père Séchan nous avait bien fait marrer en brocardant certains primates du sexe masculin "jouant au foot ou à la guerre, déifiant les crétins en bleu, insultant les salops en vert".

C'était bien vu, et Clausewitz ne démentirait pas que le foot, comme la politique, est peu le prolongement de la guerre en temps de paix.

Alors forcément quand, pris par des accès de Lepéno-sarkozite aigüe, certains médias relaient les inquiétudes des vrais patriotes qui s'offusquent que la bande de pieds carrés qui porte le maillon du onze de France chante mal la Marseillaise, il faut que ce soit notre Platoche national, héros parmi les héros, qui vole au secours de la gauche bien pensante, forcément condamnée au silence.

Ce bon vieux numéro 10 n'est pas complètement cuit, lui qui déjà à la grande époque affichait souvent dans son seul cerveau plus de neurones que dans le reste du stade réuni.

 

Michel-Platini.jpg

Eh, il s'appellerait pas Hortefeu, des fois, le rouquin en rouge complètement largué par l'action, là au fond ... ?

 

Au fait ! Dans "so foot", relayé par les inrocks de la semaine, ce bon gros Michel se lâche. Appréciez, c'est un caviar, comme aurait dit Didier Six :

"aujourd'hui si tu chantes pas la Marseillaise, c'est que tu n'aimes pas la France. Moi, la Marseillaise, je ne l'ai jamais chantée, et pourtant j'aime la France. Les onze en face de nous, sur le terrain, ils ne viennent pas égorger nos fils et nos compagnes, ils veulent juste nous prendre le ballon"

Allez, Besson, ramasse ta tête : celle-là, elle t'enlève les toiles d'araignée dans la lucarne.

 

 

 

 

Par paquito - Publié dans : Le zami de la semaine
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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 21:37

53%

Dans un refuge du GR 20, alors que nous descendions quelques Pietras entre randonneurs masochistes, celui que je trouvais le moins sympathique du groupe lança la question suivante en réponse à l'interrogation de l'un d'entre nous sur l'élection de Sarkozy :

"Un français sur deux au moins a voté pour lui, mais pourtant, quand on demande aux gens pour qui ils ont voté, personne n'a voté pour lui ! Tiens, ici, qui a voté pour Sarkozy ?". Personne ne leva la main évidemment ; seul celui qui avait posé la question à mon avis devait le faire ...

Quelques jours plus tard, à l'issue de ma randonnée, j'échouais dans mon camping favori de Calvi, histoire de renouer à ma façon avec la civilisation, c'est à dire en bronzant comme une larve au pied de la citadelle. Et là, je sus enfin où se cachaient les 53% de français dont parlait l'autre ...

Tout au moins, une composante déterminante de l'élection, dans la tranche d'âge 30 - 50 ans, car même si le pays vieillit, les vieux à eux seuls ne peuvent encore constituer une majorité électorale. Il faut donc un complément déterminant de la population active.

En Corse, l'usager de camping, à ne pas confondre avec "un campeur", tout comme son cousin fréquentant les beaux rivages de la Côte d'Azur, se distingue radicalement du "prolétaire +" qui incarne le cliché du franchouillard en vacances dans sa caravane, de la Grande Motte à Berck Plage, en passant par les Sables d'Olonne. Disposant de moyens suffisants pour offrir à toute sa smala un camping 3 ou 4 étoiles au bord de la Méditerranée, son choix d'hébergement révèle davantage un choix politique (inconscient) qu'un calcul économique.

En effet, à raison de 60 euros par jour pour lui, sa femme et ses deux enfants, sa tente de 20m2 et son monospace, il pourrait tout aussi bien se payer une petite location mignonette.

Alors ? Mais voilà, le séjour en "camping confort" de bord de mer permet une continuité parfaite du séjour de vacances avec le reste de l'année, incarne le conservatisme le plus abouti, tout en donnant l'illusion du changement. Toute ressemblance avec le "programme" de Nicolas Sarkozy n'est pas fortuite ...

Régularité des tâches ménagères, routine et ennui, identité des relations d'éducation aux enfants, qu'elles soient strictes ou permissives selon les familles, et surtout, contrôle social omniprésent, chacun surveillant son voisin et réciproquement, dans tout camp(ing) bondé qui se respecte, sans parler du manager qui vous affuble d'un bracelet d'identification, pour s'assurer qu'aucun intrus ne vient profiter à l'oeil du bouillon de culture qu'il ose appeler piscine.

 

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A Calvi, on voit même des jetskis dans les campings. Certes, ils ne quittent pas la remorque de tout le séjour, mais ça alimente les conversations entre voisins


Seul bouleversement de taille pour une bonne majorité tout de même des occupants : l'abstinence de télé, salutaire celle-ci à la différence de l'abstinence sexuelle qui elle, est imposée par la promiscuité (sauf pour les rares aventuriers en couple égarés dans ces lieux). Mais ne nous réjouissons pas trop vite, car la lucarne maléfique est bien vite remplacée dans la grande entreprise de lavement de cerveau généralisé par la lecture de l'Equipe ou de Voici, médias tout aussi nocifs.

Les atouts du camping 3 étoiles et plus, tels que piscine, bar, épicerie et restau intégrés finissent de renfermer ses occupants dans leur microcosme, en les privant des principaux motifs de sortie du camp. Et surtout pas pour aller à la mer toute proche (qui pourtant justifie la 3ème étoile), car voyez-vous, les enfants n'aiment pas l'eau salée et préfèrent jouer avec leurs copains à la piscine. Ca dispense papa de la surveillance sur la plage (les pédophiles rôdent) et c'est plus pratique pour maman pour la lessive, car il y a moins de sable dans les vêtements.

Me voici donc en immersion au milieu de la France qui se lève tôt, même en vacances, et vote Sarko, car chacun sait que "Royal n'aurait pas fait mieux". Mais, cette expérience enrichissante aux fins d'études sociologiques et politiques ne doit pourtant pas être trop prolongée, sous peine de développer des signes inquiétants de contagion à cet environnement insalubre.

Ainsi, ce matin, me suis-je moi même surpris à faire consciencieusement ma vaisselle et une lessive, avant d'aller me ravitailler au Super U voisin. Mais je résiste tant bien que mal, en lisant Libé à l'heure du déjeuner, assis par terre devant ma tente liliputienne, et me délectant de salade de concombre et de fonds d'artichauts, au grand dam de mes voisins gavés de merguez trop cuites.

Ouf, plus que deux jours avant de retrouver mon enfer parisien bien aimé !

 

Par paquito - Publié dans : zusammen
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Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 11:41

Je n'ajouterai pas maladroitement ici mon hommage aux innombrables commentaires qui ont succédé à l'annonce du décès d'Eric Rohmer, mais tout de même, je vous le dis, il y a quelques pertes comme celle-ci, ou comme celle de Krystof Kieslowski, qui me plongent inexplicablement dans une profonde mélancolie. 

L'homme était immortel, du moins avait-on fini par le croire.  Pas tant en raison de son étonnante longévité que par l'intemporalité de sa production.

Le dialogue amoureux, encore et toujours : l'amour peut-il durer ? peut-il être réciproque ? peut-il s'accommoder de l'infidélité ? Peut-il renaître de ses cendres ? Toute une série d'interrogations que tant et tant d'autres ont abordé.

Mais quoi d'autre ? 

Pour moi, Rohmer se distingue définitivement de la masse en apportant une réponse sans ambiguïté et argumentée à la dernière grande question qui nous taraude tous après les précédentes : l'amitié sincère peut-elle exister entre un homme et une femme, sans arrière-pensées et frustrations d'aucune sorte ?

Question qui se démarque largement des sentiers battus de la littérature et du cinéma, vous en conviendrez.

Première étude de cas, l'amitié prétendue sincère et désintéressée entre "ex". C'est le schéma de "conte d'hiver" dans lequel un amoureux transi dispense l'héroïne de ses nombreux conseils pragmatiques visant à la faire renoncer à l'espoir de retrouver son grand amour, perdu suite à un coup du sort, et qu'elle n'a, bien sûr, que très peu de chances de retrouver.

La raison devrait conduire l'héroïne à renoncer à son rêve et se consoler médiocrement dans les bras de son ami confident. Mais elle choisit l'improbable, le fameux pari de Pascal : "j'ai tellement à gagner et si peu à perdre". Le hasard, qu'elle a ainsi forcé par sa foi pascalienne, lui donnera raison. Avec la bénédiction de Rohmer qui, s'il n'est pas croyant, donne pour le moins raison aux rêveurs face aux calculateurs.

Moralité : celui qui dépense tant d'empressement à vous conseiller le fait souvent dans son intérêt plutôt que dans le vôtre, surtout en matière d'amour ...

Deuxième cas de figure tout aussi édifiant : la relation "père-fille" entre l'homme mûr et la jeune fille innocente, dans laquelle la figure expérimentée du père par procuration se doit d'instruire et de mettre en garde la jeune fille face aux futures désillusions de son âge.

Situation freudienne par excellence, rencontrée plus fréquemment chez Rohmer, notamment dans "le genou de Claire" ou "Pauline à la plage", avec deux "pères" rivaux dans ce dernier cas. A chaque fois, l'homme mûr soit disant désintéressé ne tarde pas à tomber le masque, davantage victime pathétique de son attirance d'homme mûr, que Don Juan machiavélique.

Conclusion : pas d'amitié inter-générationnelle entre un homme et une femme ; simplement du désir d'un côté et de la curiosité de l'autre.

 

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Dans "conte d'hiver", Charlotte Véry plaque sa vie à Nevers pour tenter de retrouver son grand amour à Paris : comme quoi, il y a des paris qu'il faut savoir prendre ...

 

Troisième et dernier cas, mon préféré et le plus complexe, l'amitié complice faussement désintéressée entre les deux célibataires géographiques de "Conte d'été", l'un et l'autre éloigné de leur chéri par les vacances.

Les deux protagonistes faussement innocents dans leurs premiers bavardages platoniques, tombent amoureux l'un de l'autre non "par la force des choses", mais parce qu'ils se sont bel et bien choisis après leur rencontre fortuite sur la plage.

Leurs affinités intellectuelles confortent leur première attirance et le processus de séduction est calculé par l'un et l'autre, même s'il ne sera finalement pas concrétisé. Pour l'un et l'autre, à l'issue de l'histoire, un rappel au parcours de vie qu'ils se sont déjà tracés se présente et leur permet de se séparer sans avoir à assumer leur renoncement à un possible grand amour. A moins que ce ne soit qu'une aventure sans conséquence qu'ils laissent filer ?

L'auteur ne prend pas parti et laisse le spectateur dans le doute au moment du générique de fin, tout comme les deux personnages qui auront toujours des doutes sur les sentiments de l'autre ...

Alors, vous avez déjà vécu quelque chose de semblable ? Si vous me dites non, je ne vous croirai pas ...

 

 

 

 

 

 

 

Par paquito - Publié dans : Le zami de la semaine
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ellen allien, sool

chloé, one in other

gui boratto, take my breath away

villalobos, fabric 36

sascha funke, mango


DJ set

ewan pearson, fabric 35

seth troxler, boogybytes vol 5

jesse rose, body language vol 2

claude vonstroke, at the controls
claude vonstroke, fabric 46
john tejada, fabric 44
ellen allien, boogybytes 4

joris voorn, balance 14 vol 1
luciano, fabric 41

la track qui tue
simon baker, plastik

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