Dimanche 23 septembre 2007
Quand j'arrive au Caesar, on doit être une vingtaine de personnes à tout casser entre les deux salles et la cour. La cour, en fait, c'est 30 m de rue grillagées pour l'occasion dans laquelle on retrouve un bar, un pizzaiolo et deux trois salons de jardin. Je repère les lieux pendant que Chloé et Ivan Smagghe sont en train de bricoler leur sound system dans la salle principale de la boîte.
Dans l'autre salle, un mec chauffe 3 pékins qui se battent en duel, avec un son indéfinissable pour ma part, mais tout à fait correct pour un warm up.

Le Caesar est une salle sympa, bien adaptée à une programmation de festival puisque deux salles voisines permettent d'aller et venir en quelques secondes pour changer d'ambiance, et communiquent chacune avec la cour destinée à servir de chill out. Pas besoin de boule de cristal pour prédire que dans quelques heures, cet espace en plein air sera la base arrière idéale pour les opérations stratégiques de toute nature (drague, roulage de bédos et échanges de cadeaux en tout genre, ...).

Dans ce genre de circonstances, lorsqu'on est arrivé trop tôt à une soirée, y a pas 50 options, qu'on soit seul ou accompagné d'ailleurs : picoler pour pas trop se faire chier comme un rat ou commencer le repérage de complices.
J'opte pour le repérage et je bloque mon viseur direct : complice à gros potentiel de funitude en vue, de sexe féminin de surcroît ce qui ne gache rien.
En soirée, les gens ouverts se repèrent à quelques détails qui ne trompent pas : faible esprit grégaire, curiosité et motivation vis à vis de la prestation musicale, consommation d'alcool significative mais non excessive, patience et courtoisie à l'égard des lourdauds ...

Décidément, cette soirée est au poil, d'autant que Chloé et Smagghe font pas dans le mesquin : 6h de mix en ping pong rien que pour notre petit monde, son électro et techno minimal puissant à souhait.
Pourtant, depuis quelques temps, Chloé n'est pas à son maximum en set, mais qu'importe, son comparse Ivan est lui très présent.
En plus, pour l'occasion, il a sorti son marcel noir de gala qui met les meufs dans un drôle d'état. La température dans la salle dépassant les 30°, on ne peut guère lui reprocher cette légèreté vestimentaire.

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Avec un beau marcel comme çà, y a mieux à faire que de boire de la tisane ...

Les 6h approchent et on a pas vu passer la soirée : on se reverra ?
Ben oui, mon neveu, pas plus tard que demain pour le grand raout au manoir de Keroual ...
par paquito publié dans : Eh, y a encore du son ?
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Lundi 17 septembre 2007
Oui, c'est vrai, cette semaine, un lauréat se détache très largement devant ses compétiteurs et je dois dire que c'est assez reposant de ne pas avoir à forcer son talent pour alimenter cette rubrique.

Cet homme (encore un !) vient de commettre le livre de trop. Ne cherchez pas, il n'est pas en rayons mais pourtant il défraie déjà la chronique et suscite les commentaires stupéfaits tant les frontières de la médiocrité semblent avoir été repoussées dans cette production.

Le titre à lui seul résume involontairement le parcours du coupable de ce marigot : "l'impasse". Quel effet de style remarquable pourtant, il faut bien l'admettre, l'objet et l'auteur se rejoignant brillamment dans cette mise en abîme fortuite.
 
Pourtant, plutôt que de tomber si bas, Yoyo aurait pu être un de mes héros, ou devrais-je dire le rester, car bien que n'arborant pas la rose sur mon pedigree, dieu sait si j'ai longtemps pesté et argumenté dans mes vertes années contre les réacs de tout poil pour défendre l'action de l'austère conseiller général cintegabellien.

Mais voilà, nos chemins ont divergé immanquablement et comme dans de nombreux divorces, les choses se sont très vite dégradé.
Non, la rupture ne date pas de la misérable prestation de notre fin stratège en élections (il le croit en tout cas) à l'échéance tragique de 2002. Quelques années avant cela déjà, la messe fut dite lorsque l'aveuglement de Lionel devint patent alors qu'il s'évertuait à défendre coûte que coûte la politique de ses amis de trente ans, Chevénement et Allègre, au sein de son gouvernement.
Cette survalorisation de l'affect, de l'intuite personae, au détriment du respect d'une ligne politique, de ses électeurs fidèles, des militants et de ses alliés, était porteuse des déconvenues à venir.
Ce même affect fit perdre son sang froid au candidat Jospin face à Chirac : aggressif quand il fallait être lisse, résigné quand il eût fallu être vindicatif.

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Le caractère tempéré du climat et la richesse du patrimoine de l'Ile-de-Ré sont la garantie d'un retraite harmonieuse et tonique

5 ans plus tard, non lassé de faire perpétuellement semblant de revenir après n'être jamais parti, Yoyo livre un pétard mouillé de trop : un réglement de compte d'éternel mauvais perdant face à celle qui a dû endosser vaille que vaille le lourd héritage d'un PS que lui même n'avait pas eu le courage de d'assumer en le léguant.
"La plus mauvaise candidate", désignée par 60% des militants de son parti : quel respect avez-vous monsieur Jospin pour vos "camarades" et tous ces élus bien plus modernes et vaillants que vous face au suffrage universel et qui, peut-être, se sont trompés mais ont défendu avec honnêteté leur camp ?

Vous, votre camp vous l'avez déserté il y a longtemps déjà. Votre ultime prouesse politique aura été de nous démontrer que vous étiez encore capable de l'enfoncer davantage.
par paquito publié dans : Le naze de la semaine
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Lundi 10 septembre 2007
Cette semaine, me demandez pas pourquoi, j'ai décidé de rendre un hommage collectif à la scène house parisienne des années 90, qui nous a fait suer sur les pistes comme des veaux dans l'indifférence générale post rock (trop cool ...).

Héritiers du défricheur Garnier, précurseurs des suiveurs Daft punk qui allaient raffler la mise quelques années plus tard dans les charts grâce à leur format rock-compatible, ils n'ont pas connu le succès qu'ils méritaient auprès du grand public, et après ?

Aleem, Schillings, Roussia, Ilana, Zdar, de Crécy, et j'en oublie, peut-être que finalement votre esprit revit aujourd'hui, sous une forme dégradée à travers l'hédonisme paillard des minets Justice.

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Filtre, vodka, pitch, gin, filtre, ... on remet çà ?

Une différence de taille : la pureté du son, conséquence de la pureté de la démarche, une référence house intègre mais diverse, riche de toutes les influences du son d'outre-atlantique.

Le résultat : une frénésie et une sensualité inégalée sur le floor.
par paquito publié dans : Le zami de la semaine
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Jeudi 6 septembre 2007
Dans la rue barrée, les bagnoles ont laissé la place à une sono bien calibrée derrière laquelle sévit un des DJ amateurs réquisitionnés pour la sauterie. La buvette installée devant la devanture du Minibar bat son plein et quelques soifards sont déjà bien chargés quand je commande mon premier godet.

Le son remplit gentiment les 100m à peine qui séparent le bar du meilleur kebab de Brest, où le ravitaillement des clubbers s'organise. Le patron, débordé pour l'occasion, prend son temps et c'est bon.

Sur la platine, quelques standards bien choisis dont le superbe "Gazebo" de Fairmont font monter la pression avant de céder la place à la prestation des Open fader, collectif rennais monté à Brest pour l'occasion.

A mon grand dam, la minette à la coupe de cheveux qui tue se fait rapidement chipper la place par un de ses acolytes (le macho !), qui lui-même doit céder assez vite sa gache à un blondinet.
Yann, c'est son nom, investit complètement les platines et distille des enchaînements plutôt convaincants. Une ou deux fautes techniques peut-être, mais une certaine prise de risques et une vraie dextérité pour nous livrer une séquence électro à la fois érudite et tonique. On se souviendra de ce garçon.

Coté assistance, sur le tapis rouge et ses abords qui font office de dance floor devant la sono, c'est n'importe quoi.
Un mec complètement entamé s'est mis en tête de chauffer une meuf qui pourrait être la mère d'Ellen Allien, version foncedé. Un autre quinquagénaire nous fait la danse de St Gui et enchaîne les roulades involontaires, en compagnie d'un ou deux autres cas assez carabinés.
Les gars de la sécurité veillent sur cette petite cour des miracles d'un oeil bienveillant et la bande de jeunes brestois qui essaie de s'amuser au milieu de tout çà lésine pas sur le jaja.
On se tape un ou deux délires avec mes voisins-voisines de trottoir. Un d'entre eux va être papa dans les prochaines 48 heures, çà le stresse pas plus que çà.

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L'ambiance est encore extra quand je me décide à retourner vers le port sur le coup des minuit et quelques pour aller au Caesar. Je ne maîtrise pas encore les horaires brestois et me dis que c'est peut-être une erreur de rejoindre la soirée aussi tôt.
Crainte tout à fait injustifiée, comme la suite des événements va me le démontrer ...
par paquito publié dans : Eh, y a encore du son ?
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Lundi 3 septembre 2007

Le naze de la semaine se fait un paquet de thune. Il est actionnaire d'un grand groupe agro-alimentaire multinational dont le nom commence par un U. Il doit siéger de temps en temps dans un conseil d'administration où l'on débat de la meileure façon de maximiser les profits de telle ou telle filiale en réduisant les coûts de production, tant qu'à faire.

Ce naze ne se contente pas d'exploiter ou mettre au chomedu les salariés de tous pays (unissez-vous !) et c'est là que je quitte ma casquette de gauchiste pour prendre celle de l'écolo de service, car en prime il fout la planète en l'air.

En effet, avec ses congénères au  look J2M d'opérette, il a eu voilà 3 ans une brillante idée :

- soit une entreprise française appartenant au susdit groupe multinational, qui jouit d'un quasi monopole (75% de parts de marché) sur le territoire français en vendant d'excellents cornichons ultra-croquants fabriqués et récoltés près de cheu vous, ma brave dame, dans le 89 précisément, terre d'excellence du cornichon.

- soit donc ce gros naze qui apprend au détour d'un couloir qu'en Inde, les p'tits n'enfants ont l'immense talent de faire pousser les mêmes cornichons ultra-fins, pour des clopinettes, vous vous en doutez. Et les coûts de transports me direz-vous ? Foutaises : au prix de la main d'oeuvre chez Mother India, la cargaison de cornichons en question pourrait bien faire le tour de la planète 3 fois, qu'elle arriverait encore chez vous à meilleur prix que celui du pébour de St Florentin.

- soit donc une machine implacable qui se met en marche : les cultivateurs de cornichons du cru sont priés de vendre leurs extra-fins ailleurs. Il n'y a pas de débouché hors de France pour l'extra-fin alors ceux qui ne mettent pas la clé sous la porte font du gros cornichon, bien dégueu comme ceux qu'on mange dans les pays du nord, et vendent leur production à une boite d'import export autrichienne qui arrose l'Europe de l'Est et du Nord justement.

- donc, les cargaisons arrivent d'Inde dans le blédos de l'Yonne pour être préparées dans l'usine de conditionnement qui a survécu au plan génial du cost killer de mes deux, pendant que les cornichons récoltés dans le coin filent en camion vers l'Autriche puis la Pologne et autres contrées avides de cucurbitacées.

Bilan social : la cata
Bilan écologique : la cata
Bilan culturel (le savoir-faire des pébours du coin) : la cata

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Les petits oignons blancs sont la garantie d'une soirée raclette réussie

Ca pourrait s'arrêter là, mais depuis, le naze a discuté avec un autre naze des coûts de conditionnement des cornichons et ils ont décidé de délocaliser fissa aussi l'usine du 89, ainsi qu'un paquet d'autres au passage (dont je vous épargne la liste) appartenant à la même géniale multinationale.

Voilà, c'est une histoire assez banale, j'en conviens, mais pour tenir le rythme d'un naze par semaine, faut bien exploiter les plus gros filons ....

par paquito publié dans : Le naze de la semaine
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Dimanche 2 septembre 2007


Dans les caves, tous les chats sont gris, mais avec le recul, quand je me remémore ma période batcave, je me dis qu'un certain nombre d'usurpateurs et de médiocres se sont mêlés avec profit au mouvement new wave.

Parmi la crème de cette époque, on se souvient de Siouxie, on a plané sur les Cocteau et on honorera toujours à sa juste valeur la mémoire de Joy Division, mais reconnaissons que l'épée, le cador du genre, 3 longueurs d'avance devant tous les autres, c'est Bob.

Oui, Bob, alias Robert Smith, l'épouvantail peinturluré de service, qui me valait les regards en coin et inquiets de mes parents (diantre ! notre fils serait-il pédé ?).

C'est pas très original de vénérer The Cure à mon grand âge, j'en conviens, mais ça fait partie des évidences contre lesquelles on ne peut pas lutter, dès lors qu'il nous reste encore un peu du romantisme de nos jeunes années.

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I must fight this sickness, find a cure.

Alors cette semaine, histoire de purger définitivement toutes les mauvais relents et les tristesses de ces derniers mois, je me suis fait un petit traitement carabiné de Cure et ça a fait de l'effet (Cure, traitement, jeu de mots ...).

J'ai amorcé le processus avec une écoute prolongée de Pornography, histoire de vérifier le génie pur de Bob. Une fois bien préparé par les 45mn de délire schizophrénique de l'album, j'avais plus qu'à plonger dans les abîmes mélancoliques de Faith pour finir de me rincer le cerveau.

Deux écoutes de ce pur joyau et quelques larmes plus tard, c'est un homme nouveau qui vous parle, rasséréné et prêt à en découdre. Ca fait moins mal à la tête et au porte-feuille qu'une cuite et en plus les effets tonifiants sont largement plus durables. C'est-y pas beau çà ?

Robert, un ami comme toi, çà devrait être remboursé par la sécu.

Sélection pour les ignares 10:15 saturday night fire in cairo play for today a forest other voices all cats are grey the drowning man faith one hundred years siamese twins cold pornography shake dog shake piggy in the mirror give me it

par paquito publié dans : Le zami de la semaine
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Vendredi 24 août 2007
Un petit naze de la semaine en passant, alors que  je révise les fondamentaux à Kemper (Bzh).

Ce naze fait partie de la confrérie, d'aucuns l'appellent même "copain", au motif qu'on a la même carte avec une fleur oléagineuse dessus.

Ce copain donc, qui ne sera jamais un ami, a choisi une vocation de justicier de petite envergure. Pourtant les grandes causes à embrasser ne manquent pas : faim dans le monde, discriminations diverses, destruction de la planète, etc ...

Non, lui a décidé de s'attaquer à des injustices d'un tout autre ordre : il s'agit de l'équité de la distribution du temps de parole dans les questions réponses de nos débats. C'est vrai, c'est un problème pour qui organise ou assiste à des débats.
Alors ce naze a décidé de ne plus laisser passer aucune injustice lorsque dans une salle une personne lève la main désespérément sans que le gus chargé de passer le micro ne le remarque. Il a raison, la résistance commence ici et maintenant et un autre monde est possible.

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L'afrique noire manque cruellement de justiciers des mains levées


Alors prenez garde vous autres orateurs et conférenciers, la prochaine fois que vous essairez de captiver un auditoire... Au moment tant attendu des questions, scrutez bien la salle jusque dans ses moindres recoins sinon vous pourriez bien vous faire mettre à mal par le justicier des mains levées. Pour vous prémunir de la menace, je vous donne un indice pour l'identifier : il a une tronche de cake !
par paquito publié dans : Le naze de la semaine
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Lundi 20 août 2007
Ce deuxième jour d'astro s'annonçait d'enfer.

A mon programme, après la baignade, un before aux petits oignons en deux temps et une bonne teuf : apéro mix vers les 18-20h sur le toit de la Carène, nouvelle salle de concert sur le Port, puis fiesta dans la rue devant le Minibar, avant de riper vers la soirée au Caesar avec dj set de Chloé et Ivan Smagghe.

De ce que j'avais entraperçu du toit de la Carène en descendant du centre ville sur l'espèce de rue qui surplombe le parking du port, le site avait une certaine allure : terrasse, bois et plantations genre savane, en phase avec le concept architectural du bâtiment. Bon, du calme, c'est pas le MACBA non plus, mais ça change de la devanture des Mouettes.

Impression confirmée en arrivant sur site, où une petite troupe d'apéromixeurs est déjà en train de comparer ses plus belles tenues clubbing de l'été. L'assistance étant essentiellement composée de brestois et de rennais, autant dire que pas mal de tongues, lunettes et autres t-shirts fashion comme tout, voient leurs premiers UV de la saison.

Aux platines, pour la petite sauterie, les inévitables Sonic crew sont de service avec leur fan club à proximité. Le soleil donne bien : ambiance Café del Mar à la brestoise, sans piscine mais avec de la bière du cru. Ca raffraîchit aussi ...

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Le hyophorbe lagenicaulis, dit palmier bouteille, reste une valeur sure pour orner vos terrasses dans le plus pur style méditerranéen

J'ai pas fini mon premier godet de Mutine que j'aperçois déjà sur les gradins les deux clubbers les plus assidus de la capitale, que je croise depuis au moins 5 ou 6 ans dans toutes mes soirées à Paris et aussi dans pas mal de festivals. Toujours dans les mauvais coups, ils tournent au champagne, standing oblige.

Pendant qu'une émeute couve au bar pour cause de panne d'un des deux fûts de pression, les 3 sonicmen se relaient gentiment. Le style house du jour tranche avec le warm up électro d'hier et prouve les possibilités du trio. Je confirme ma préférence pour la patte de Grolex et son superbe t-shirt rose, malgré une performance tout à fait convaincante de Dalbrant.

Voilà, voilou, le temps passe, je discute avec une quimpéroise qui s'étonne d'être la seule à danser alors que la terrasse est maintenant bondée. Je suis tout aussi étonné qu'elle et suis un peu déçu en songeant à l'ambiance festive des apéromix de la piscine du Rhône pendant les Nuits.

Il manque surement une heure ou deux pour que tout ce beau monde se lâche un peu, on retentera l'expérience, mais en attendant, il est 19h55 pétantes et on se fait gentiment virer parce que la grosse soirée à la Carène va commencer comme les poules. Déjà en bas, la queue se forme comme pour un concert de rock, histoire de pas louper Digitalism.

Moi, j'ai décidé de pas louper la guinche organisée par les tôliers du Minibar, dans un contexte surement un peu plus décalé. Quelque chose me dit que je suis pas au bout de mes émotions et que la journée ne fait que commencer ...

par paquito publié dans : Eh, y a encore du son ?
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Lundi 20 août 2007

Non ce n'est pas l'enseigne du kebab de mon quartier mais mes deux zamis de la semaine, Ali et Basti Schwarz, alias Tiefschwarz.

J'avais déjà eu l'occasion de voir les deux frangins commettre un set ou deux bien sentis en soirée, on connaissait quelques-uns de leurs excellents remixes, mais là, on change d'échelle. Je n'arrive plus à me déconnecter de leur excellentissime mix dédié à la série Fabric, en l'occurence l'opus 29 de la série.

Le jour où j'ai pécho cette perle pour la modique somme de 13€ au O'CD de Nantes où un insconscient l'avait laissé, j'aurais dû jouer ma paye au loto.

Les deux gaziers ont réussi à me faire remiser (temporairement) l'excellent Boogybytes 2 de Sasha Funke avec cette bombe à retardement qui vous ronge le cerveau jusqu'à l'obsession. 14 plages de bonheur sélectionnées et mixées avec modestie et acuité, au milieu desquelles on est bien en peine d'isoler des séquences favorites. Le son est minimal mais souvent dansant, parfois mélancolique. L'amalgame est varié mais cohérent.

Quelques pépites scintillent peut-être un peu plus au milieu de ce trésor, mais tout cela est bien subjectif et dépend de l'humeur du moment : je vous cite pour la beauté du geste, le tonique "whose afraid of detroit?" de claude vonstroke, qui vous dérouillera le bassin en début de mix, "hey" produit par les 2 frangins sous le pseudo d'Ichundu, et enfin "beetles & spiders" où la voix mélancolique de kate wax est admirablement servie par le remix de roman flügel, en conclusion du mix.


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Si les michetons de la star ac écoutaient Tiefschwarz, ça vaudrait ptet' le coup d'allumer la télé ...

Au résultat, si vous aimez l'électro allemande sans être pour autant un fin connaisseur, tout comme moi, cette livraison vous ouvrira de nouveaux horizons vers des labels moins connus que les grosses écuries des stars du genre (kompakt, b-pitch, playhouse).

Si vous êtes profanes, vous risquez de programmer vos prochaines vacances à Berlin ou Cologne plutôt qu'au club med d'Heraklion et là, votre couple est en danger. Vous serez prévenus ...



Tiefschwarz  Fabric 29 fabric records louderback aka troy pierce grace (anxiety) underl_ne claude vonstroke whose afraid of detroit ? dirtybird tiefschwarz damage (m.a.n.d.y. remix) fine theodor zox extruder (maetrik remix) tic tac toe touane bassic persona thomas schumacher rotor spiel zeug night on earth rondell kickboxer gummihz a.a.k.n.y. mobilee ichundu hey souvenir  jamie jones amazon freak n' chic sleeper thief freefall 64 records depeche mode john the revelator (tiefschwarz dub) mute riton the hammer of thor souvenir kate wax beetles and spiders (roman flügel remix) mental groove

 

par paquito publié dans : Le zami de la semaine
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Mercredi 15 août 2007

Chers lecteurs et lectrices (en fait, surtout lectrices pour le moment ...), vous l'attendiez tous : voici venue l'heure de briser le naze de la semaine et inaugurer cette rubrique.

A l'instar de la première zamie de la semaine, qui n'était pas une zamie comme les autres, le premier naze de la semaine se doit d'être exceptionnel, je dirais même fondamental (pour ce blog). Vous l'avez deviné, le méga-naze de la semaine c'est JDB !

Mais, pourquoi me direz-vous tant de rancoeur à l'encontre de ce personnage ?

Eh bien, et c'est là qu'un effort exceptionnel de synthèse doit être produit, tant les raisons de ne plus supporter JDB pullulent, JDB est une PLAIE.
Pour nous autres, trentenaires bien sonnés qui, bercés dans notre adolescence par un rock indé qui avait encore quelque chose à raconter, avons pris dans les années 90 un aller-simple vers la house, la techno et tout ce qui s'ensuit, le discours de JDB est une scorie, un anachronisme pathétique.

JDB n'est pas le seul, me direz-vous, à ne pas aimer fondamentalement les musiques électroniques et à proner une soit-disant supériorité intrinsèque du rock et de tout ce qui se joue avec un "vrai" instrument (de préférence en sueur, camé et bourré) sur la techno.

C'est vrai, les baltringues qui nient la puissance de la techno et qui la ramènent sans cesse sur l'énergie éternellement renouvelable du rock sont légion. Ils pourrissent les mariages et anniversaires de leurs amis, nous prennent pour des toxicos, adorent les vraies valeurs et accessoirement la culture populaire version sarko.

Mais JDB n'est pas n'importe lequel de ces prosélytes :
- JDB sévit abondamment dans les colonnes d'un journal culturel hebdomadaire qui reste malgré tout une référence
- JDB ringardise irrémédiablement ce journal malgré les efforts désespérés et louables de ses malchanceux associés
- pire, JDB est aigri et insulte qui a osé enlever ses oeillères et n'est pas resté scotché comme lui dans les années 90 sur la médiocrité des Oasis et consorts.

Un peu d'histoire :

Nous sommes en 94 ou 95, je ne sais plus, et les Inrocks, puisqu'il s'agit d'eux, abandonnent leur ligne éditoriale réservée exclusivement au rock pour se diversifier : non pas vers les autres courants musicaux émergeants, ne vous faites pas d'illusions ! non, principalement vers le cinéma, la littérature, les arts plastiques, etc ..

SI l'on regarde la contribution à la presse culturelle dans son ensemble, le résultat est plutôt bon, d'autant que Serge Kaganki, pour ne citer que lui, reste une sommité en matière de critique cinématographique. Entre Télérama, moraliste, Les Cahiers, élististes, et Positif, complaisant, le terrain est facile à conquérir.
Les Inrocks offrent une publication pluri-disciplinaire vivifiante qui s'enrichit rapidement d'articles et interviews sur des sujets de sociétés ou politiques tout à fait pertinents.

Mais ce succès d'ensemble masque l'obsolescence croissante de la critique musicale du journal, qui s'enfonce lentement dans le ressassement stérile des références poussiéreuses des héros rock d'antant et ce, malgré les efforts louables et désespérés de quelques résistants clairvoyants. Je citerais de mémoire Laure Narlian et Ivan Smagghe notamment, qui défendront la vitalité des scènes rap et techno de l'époque dans les quelques cm2 que leur concède JDB et sa team.

La sortie de route est irréversible, on ne refait pas le chemin à l'envers. Les inrocks publient leur compil de 100 titres de la décennie ("le must des 10 ans", ou je sais plus quoi ...), et le constat est accablant : à part un vieux Pump up the volume de Marrs, archi-connu et exhumé de la fin des années 80, aucune ouverture sur la house et la techno, ni même la jungle ou l'abstract hip-hop pourtant en plein bouillonnement. Chacun sa route, comme dit l'autre ...


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En 1995, alors que Timeless de Goldie nous fait changer d'époque, JDB nous parle des beuveries de Liam et Noel Gallagher

Et alors, me direz-vous ?

Les inrocks ont été à coté de la plaque pendant 10 ans : certes.
Aujourd'hui ils rament pour recoller le peloton, grâce à quelques recrues de qualité : grand bien leur fasse ainsi qu'à leurs lecteurs.


Eh bien, ce n'est pas tout. La contre-révolution est toujours vivace et le côté obscur contre-attaque, JDB en tête.

Sa nouvelle arme ? La récupération de la vague Justice, MSKFRTtructruc, et autres productions électro-rock honorables, mais qui ne sauraient concentrer pour autant à elles seules l'avenir de l'électro, comme LA fusion ultime avec les restes moisis d'un rock qui n'en finit pas de mourir. Pronostic aussi foireux en matière de production que de DJ Set.

Non, JDB : une fois de plus, vous avez tout faux. 
Le purisme ne signifie pas "purin" (je cite : on appréciera la richesse sémantique du journaliste professionnel) ni même autisme pour employer un terme plus respectable, bien que ne fournissant pas de jeu de mots ...
Les 2 gendres idéaux du moment nous font des sets éclectiques et toniques, c'est entendu. Le filon est bon, nous le connaissons : les Daft et les 2 Many DJs ont tracé cette voie il y a un certain temps déjà.

Exigence et cohérence d'un son, fluidité d'un mix, tout cela a un sens et fait mouche pour qui veut s'abandonner à la puissance de la techno. On peut faire vibrer un dance floor autrement qu'en juxtaposant des hits de la décennie passée (qui pourraient enrichir la futur compil décennale des Inrocks, bien sûr).
Pour comprendre cela, peut-être, il aurait fallu il y a 10 ans s'intéresser à Goldie, Garnier et Mills et parler d'autre chose que de la guéguerre Oasis - Blur.

JDB, vous avez toujours été vieux.
Vous restez, égal à vous même, une balise, que dis-je, un phare sur les eaux de la critique musicale. Contre vents et marées, vous pointez la direction dans laquelle il ne faut surtout pas aller.
Merci, tout compte fait. Sans vous, on va pouvoir continuer à s'amuser !

par paquito publié dans : Le naze de la semaine
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Agenda

07/06 villalobos @ welove ...
07/06 dusty kid @ social
12/06 axel bartsch & losoul @ rex
12/06 jennifer cardini @ social
14/06 henrik schwarz @ rex
28/06 ben watt & mle caro @ rex
28/06 renato ratier @ nouveau caz'

tous les premiers vendredis du mois au Chéri(e), John Jastszebki, un ptit gars sympa

du 14 au 17 août, Astropolis 2008 avec carl craig, dave clarke, ed banger
(detroit, londres, versailles : cherchez l'intrus)
 

Playlist

production
villalobos, fabric 36
sascha funke, mango
chloé, the waiting room
gui boratto, chromophobia LP
ellen allien & apparat, orchestra of bubbles
terranova, hitchhiking nonstop with no particular destination
fairmont, coloured in memory

DJ set
jennifer cardini, feeling strange
gui boratto, addicted vol 2
michael mayer, immer 2
michael mayer, immer
mobilee - back to back vol2
tobias thomas, fur dich
M.A.N.D.Y., fabric 38
erlend oye, dj kicks
audion, fabric 27

la track qui tue
compuphonic & kolombo, emotion

revival
josh wink, don't laugh (chloé @ rex)
inner city, big fun (jennifer @ rex)
davina, don't you want it (efdemin @ nuits sonores)

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