Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /Sep /2007 22:23

Le naze de la semaine se fait un paquet de thune. Il est actionnaire d'un grand groupe agro-alimentaire multinational dont le nom commence par un U. Il doit siéger de temps en temps dans un conseil d'administration où l'on débat de la meileure façon de maximiser les profits de telle ou telle filiale en réduisant les coûts de production, tant qu'à faire.

Ce naze ne se contente pas d'exploiter ou mettre au chomedu les salariés de tous pays (unissez-vous !) et c'est là que je quitte ma casquette de gauchiste pour prendre celle de l'écolo de service, car en prime il fout la planète en l'air.

En effet, avec ses congénères au  look J2M d'opérette, il a eu voilà 3 ans une brillante idée :

- soit une entreprise française appartenant au susdit groupe multinational, qui jouit d'un quasi monopole (75% de parts de marché) sur le territoire français en vendant d'excellents cornichons ultra-croquants fabriqués et récoltés près de cheu vous, ma brave dame, dans le 89 précisément, terre d'excellence du cornichon.

- soit donc ce gros naze qui apprend au détour d'un couloir qu'en Inde, les p'tits n'enfants ont l'immense talent de faire pousser les mêmes cornichons ultra-fins, pour des clopinettes, vous vous en doutez. Et les coûts de transports me direz-vous ? Foutaises : au prix de la main d'oeuvre chez Mother India, la cargaison de cornichons en question pourrait bien faire le tour de la planète 3 fois, qu'elle arriverait encore chez vous à meilleur prix que celui du pébour de St Florentin.

- soit donc une machine implacable qui se met en marche : les cultivateurs de cornichons du cru sont priés de vendre leurs extra-fins ailleurs. Il n'y a pas de débouché hors de France pour l'extra-fin alors ceux qui ne mettent pas la clé sous la porte font du gros cornichon, bien dégueu comme ceux qu'on mange dans les pays du nord, et vendent leur production à une boite d'import export autrichienne qui arrose l'Europe de l'Est et du Nord justement.

- donc, les cargaisons arrivent d'Inde dans le blédos de l'Yonne pour être préparées dans l'usine de conditionnement qui a survécu au plan génial du cost killer de mes deux, pendant que les cornichons récoltés dans le coin filent en camion vers l'Autriche puis la Pologne et autres contrées avides de cucurbitacées.

Bilan social : la cata
Bilan écologique : la cata
Bilan culturel (le savoir-faire des pébours du coin) : la cata

223-Petits-Oignons-Blancs.jpg
Les petits oignons blancs sont la garantie d'une soirée raclette réussie

Ca pourrait s'arrêter là, mais depuis, le naze a discuté avec un autre naze des coûts de conditionnement des cornichons et ils ont décidé de délocaliser fissa aussi l'usine du 89, ainsi qu'un paquet d'autres au passage (dont je vous épargne la liste) appartenant à la même géniale multinationale.

Voilà, c'est une histoire assez banale, j'en conviens, mais pour tenir le rythme d'un naze par semaine, faut bien exploiter les plus gros filons ....

Par paquito - Publié dans : Le naze de la semaine
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Dimanche 2 septembre 2007 7 02 /09 /Sep /2007 13:51


Dans les caves, tous les chats sont gris, mais avec le recul, quand je me remémore ma période batcave, je me dis qu'un certain nombre d'usurpateurs et de médiocres se sont mêlés avec profit au mouvement new wave.

Parmi la crème de cette époque, on se souvient de Siouxie, on a plané sur les Cocteau et on honorera toujours à sa juste valeur la mémoire de Joy Division, mais reconnaissons que l'épée, le cador du genre, 3 longueurs d'avance devant tous les autres, c'est Bob.

Oui, Bob, alias Robert Smith, l'épouvantail peinturluré de service, qui me valait les regards en coin et inquiets de mes parents (diantre ! notre fils serait-il pédé ?).

C'est pas très original de vénérer The Cure à mon grand âge, j'en conviens, mais ça fait partie des évidences contre lesquelles on ne peut pas lutter, dès lors qu'il nous reste encore un peu du romantisme de nos jeunes années.

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I must fight this sickness, find a cure.

Alors cette semaine, histoire de purger définitivement toutes les mauvais relents et les tristesses de ces derniers mois, je me suis fait un petit traitement carabiné de Cure et ça a fait de l'effet (Cure, traitement, jeu de mots ...).

J'ai amorcé le processus avec une écoute prolongée de Pornography, histoire de vérifier le génie pur de Bob. Une fois bien préparé par les 45mn de délire schizophrénique de l'album, j'avais plus qu'à plonger dans les abîmes mélancoliques de Faith pour finir de me rincer le cerveau.

Deux écoutes de ce pur joyau et quelques larmes plus tard, c'est un homme nouveau qui vous parle, rasséréné et prêt à en découdre. Ca fait moins mal à la tête et au porte-feuille qu'une cuite et en plus les effets tonifiants sont largement plus durables. C'est-y pas beau çà ?

Robert, un ami comme toi, çà devrait être remboursé par la sécu.

Sélection pour les ignares 10:15 saturday night fire in cairo play for today a forest other voices all cats are grey the drowning man faith one hundred years siamese twins cold pornography shake dog shake piggy in the mirror give me it

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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 16:25
Un petit naze de la semaine en passant, alors que  je révise les fondamentaux à Kemper (Bzh).

Ce naze fait partie de la confrérie, d'aucuns l'appellent même "copain", au motif qu'on a la même carte avec une fleur oléagineuse dessus.

Ce copain donc, qui ne sera jamais un ami, a choisi une vocation de justicier de petite envergure. Pourtant les grandes causes à embrasser ne manquent pas : faim dans le monde, discriminations diverses, destruction de la planète, etc ...

Non, lui a décidé de s'attaquer à des injustices d'un tout autre ordre : il s'agit de l'équité de la distribution du temps de parole dans les questions réponses de nos débats. C'est vrai, c'est un problème pour qui organise ou assiste à des débats.
Alors ce naze a décidé de ne plus laisser passer aucune injustice lorsque dans une salle une personne lève la main désespérément sans que le gus chargé de passer le micro ne le remarque. Il a raison, la résistance commence ici et maintenant et un autre monde est possible.

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L'afrique noire manque cruellement de justiciers des mains levées


Alors prenez garde vous autres orateurs et conférenciers, la prochaine fois que vous essairez de captiver un auditoire... Au moment tant attendu des questions, scrutez bien la salle jusque dans ses moindres recoins sinon vous pourriez bien vous faire mettre à mal par le justicier des mains levées. Pour vous prémunir de la menace, je vous donne un indice pour l'identifier : il a une tronche de cake !
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Lundi 20 août 2007 1 20 /08 /Août /2007 18:50
Ce deuxième jour d'astro s'annonçait d'enfer.

A mon programme, après la baignade, un before aux petits oignons en deux temps et une bonne teuf : apéro mix vers les 18-20h sur le toit de la Carène, nouvelle salle de concert sur le Port, puis fiesta dans la rue devant le Minibar, avant de riper vers la soirée au Caesar avec dj set de Chloé et Ivan Smagghe.

De ce que j'avais entraperçu du toit de la Carène en descendant du centre ville sur l'espèce de rue qui surplombe le parking du port, le site avait une certaine allure : terrasse, bois et plantations genre savane, en phase avec le concept architectural du bâtiment. Bon, du calme, c'est pas le MACBA non plus, mais ça change de la devanture des Mouettes.

Impression confirmée en arrivant sur site, où une petite troupe d'apéromixeurs est déjà en train de comparer ses plus belles tenues clubbing de l'été. L'assistance étant essentiellement composée de brestois et de rennais, autant dire que pas mal de tongues, lunettes et autres t-shirts fashion comme tout, voient leurs premiers UV de la saison.

Aux platines, pour la petite sauterie, les inévitables Sonic crew sont de service avec leur fan club à proximité. Le soleil donne bien : ambiance Café del Mar à la brestoise, sans piscine mais avec de la bière du cru. Ca raffraîchit aussi ...

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Le hyophorbe lagenicaulis, dit palmier bouteille, reste une valeur sure pour orner vos terrasses dans le plus pur style méditerranéen

J'ai pas fini mon premier godet de Mutine que j'aperçois déjà sur les gradins les deux clubbers les plus assidus de la capitale, que je croise depuis au moins 5 ou 6 ans dans toutes mes soirées à Paris et aussi dans pas mal de festivals. Toujours dans les mauvais coups, ils tournent au champagne, standing oblige.

Pendant qu'une émeute couve au bar pour cause de panne d'un des deux fûts de pression, les 3 sonicmen se relaient gentiment. Le style house du jour tranche avec le warm up électro d'hier et prouve les possibilités du trio. Je confirme ma préférence pour la patte de Grolex et son superbe t-shirt rose, malgré une performance tout à fait convaincante de Dalbrant.

Voilà, voilou, le temps passe, je discute avec une quimpéroise qui s'étonne d'être la seule à danser alors que la terrasse est maintenant bondée. Je suis tout aussi étonné qu'elle et suis un peu déçu en songeant à l'ambiance festive des apéromix de la piscine du Rhône pendant les Nuits.

Il manque surement une heure ou deux pour que tout ce beau monde se lâche un peu, on retentera l'expérience, mais en attendant, il est 19h55 pétantes et on se fait gentiment virer parce que la grosse soirée à la Carène va commencer comme les poules. Déjà en bas, la queue se forme comme pour un concert de rock, histoire de pas louper Digitalism.

Moi, j'ai décidé de pas louper la guinche organisée par les tôliers du Minibar, dans un contexte surement un peu plus décalé. Quelque chose me dit que je suis pas au bout de mes émotions et que la journée ne fait que commencer ...

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Lundi 20 août 2007 1 20 /08 /Août /2007 00:41

Non ce n'est pas l'enseigne du kebab de mon quartier mais mes deux zamis de la semaine, Ali et Basti Schwarz, alias Tiefschwarz.

J'avais déjà eu l'occasion de voir les deux frangins commettre un set ou deux bien sentis en soirée, on connaissait quelques-uns de leurs excellents remixes, mais là, on change d'échelle. Je n'arrive plus à me déconnecter de leur excellentissime mix dédié à la série Fabric, en l'occurence l'opus 29 de la série.

Le jour où j'ai pécho cette perle pour la modique somme de 13€ au O'CD de Nantes où un insconscient l'avait laissé, j'aurais dû jouer ma paye au loto.

Les deux gaziers ont réussi à me faire remiser (temporairement) l'excellent Boogybytes 2 de Sasha Funke avec cette bombe à retardement qui vous ronge le cerveau jusqu'à l'obsession. 14 plages de bonheur sélectionnées et mixées avec modestie et acuité, au milieu desquelles on est bien en peine d'isoler des séquences favorites. Le son est minimal mais souvent dansant, parfois mélancolique. L'amalgame est varié mais cohérent.

Quelques pépites scintillent peut-être un peu plus au milieu de ce trésor, mais tout cela est bien subjectif et dépend de l'humeur du moment : je vous cite pour la beauté du geste, le tonique "whose afraid of detroit?" de claude vonstroke, qui vous dérouillera le bassin en début de mix, "hey" produit par les 2 frangins sous le pseudo d'Ichundu, et enfin "beetles & spiders" où la voix mélancolique de kate wax est admirablement servie par le remix de roman flügel, en conclusion du mix.


star-ac.jpg
Si les michetons de la star ac écoutaient Tiefschwarz, ça vaudrait ptet' le coup d'allumer la télé ...

Au résultat, si vous aimez l'électro allemande sans être pour autant un fin connaisseur, tout comme moi, cette livraison vous ouvrira de nouveaux horizons vers des labels moins connus que les grosses écuries des stars du genre (kompakt, b-pitch, playhouse).

Si vous êtes profanes, vous risquez de programmer vos prochaines vacances à Berlin ou Cologne plutôt qu'au club med d'Heraklion et là, votre couple est en danger. Vous serez prévenus ...



Tiefschwarz  Fabric 29 fabric records louderback aka troy pierce grace (anxiety) underl_ne claude vonstroke whose afraid of detroit ? dirtybird tiefschwarz damage (m.a.n.d.y. remix) fine theodor zox extruder (maetrik remix) tic tac toe touane bassic persona thomas schumacher rotor spiel zeug night on earth rondell kickboxer gummihz a.a.k.n.y. mobilee ichundu hey souvenir  jamie jones amazon freak n' chic sleeper thief freefall 64 records depeche mode john the revelator (tiefschwarz dub) mute riton the hammer of thor souvenir kate wax beetles and spiders (roman flügel remix) mental groove

 

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Mercredi 15 août 2007 3 15 /08 /Août /2007 11:04

Chers lecteurs et lectrices (en fait, surtout lectrices pour le moment ...), vous l'attendiez tous : voici venue l'heure de briser le naze de la semaine et inaugurer cette rubrique.

A l'instar de la première zamie de la semaine, qui n'était pas une zamie comme les autres, le premier naze de la semaine se doit d'être exceptionnel, je dirais même fondamental (pour ce blog). Vous l'avez deviné, le méga-naze de la semaine c'est JDB !

Mais, pourquoi me direz-vous tant de rancoeur à l'encontre de ce personnage ?

Eh bien, et c'est là qu'un effort exceptionnel de synthèse doit être produit, tant les raisons de ne plus supporter JDB pullulent, JDB est une PLAIE.
Pour nous autres, trentenaires bien sonnés qui, bercés dans notre adolescence par un rock indé qui avait encore quelque chose à raconter, avons pris dans les années 90 un aller-simple vers la house, la techno et tout ce qui s'ensuit, le discours de JDB est une scorie, un anachronisme pathétique.

JDB n'est pas le seul, me direz-vous, à ne pas aimer fondamentalement les musiques électroniques et à proner une soit-disant supériorité intrinsèque du rock et de tout ce qui se joue avec un "vrai" instrument (de préférence en sueur, camé et bourré) sur la techno.

C'est vrai, les baltringues qui nient la puissance de la techno et qui la ramènent sans cesse sur l'énergie éternellement renouvelable du rock sont légion. Ils pourrissent les mariages et anniversaires de leurs amis, nous prennent pour des toxicos, adorent les vraies valeurs et accessoirement la culture populaire version sarko.

Mais JDB n'est pas n'importe lequel de ces prosélytes :
- JDB sévit abondamment dans les colonnes d'un journal culturel hebdomadaire qui reste malgré tout une référence
- JDB ringardise irrémédiablement ce journal malgré les efforts désespérés et louables de ses malchanceux associés
- pire, JDB est aigri et insulte qui a osé enlever ses oeillères et n'est pas resté scotché comme lui dans les années 90 sur la médiocrité des Oasis et consorts.

Un peu d'histoire :

Nous sommes en 94 ou 95, je ne sais plus, et les Inrocks, puisqu'il s'agit d'eux, abandonnent leur ligne éditoriale réservée exclusivement au rock pour se diversifier : non pas vers les autres courants musicaux émergeants, ne vous faites pas d'illusions ! non, principalement vers le cinéma, la littérature, les arts plastiques, etc ..

SI l'on regarde la contribution à la presse culturelle dans son ensemble, le résultat est plutôt bon, d'autant que Serge Kaganki, pour ne citer que lui, reste une sommité en matière de critique cinématographique. Entre Télérama, moraliste, Les Cahiers, élististes, et Positif, complaisant, le terrain est facile à conquérir.
Les Inrocks offrent une publication pluri-disciplinaire vivifiante qui s'enrichit rapidement d'articles et interviews sur des sujets de sociétés ou politiques tout à fait pertinents.

Mais ce succès d'ensemble masque l'obsolescence croissante de la critique musicale du journal, qui s'enfonce lentement dans le ressassement stérile des références poussiéreuses des héros rock d'antant et ce, malgré les efforts louables et désespérés de quelques résistants clairvoyants. Je citerais de mémoire Laure Narlian et Ivan Smagghe notamment, qui défendront la vitalité des scènes rap et techno de l'époque dans les quelques cm2 que leur concède JDB et sa team.

La sortie de route est irréversible, on ne refait pas le chemin à l'envers. Les inrocks publient leur compil de 100 titres de la décennie ("le must des 10 ans", ou je sais plus quoi ...), et le constat est accablant : à part un vieux Pump up the volume de Marrs, archi-connu et exhumé de la fin des années 80, aucune ouverture sur la house et la techno, ni même la jungle ou l'abstract hip-hop pourtant en plein bouillonnement. Chacun sa route, comme dit l'autre ...


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En 1995, alors que Timeless de Goldie nous fait changer d'époque, JDB nous parle des beuveries de Liam et Noel Gallagher

Et alors, me direz-vous ?

Les inrocks ont été à coté de la plaque pendant 10 ans : certes.
Aujourd'hui ils rament pour recoller le peloton, grâce à quelques recrues de qualité : grand bien leur fasse ainsi qu'à leurs lecteurs.


Eh bien, ce n'est pas tout. La contre-révolution est toujours vivace et le côté obscur contre-attaque, JDB en tête.

Sa nouvelle arme ? La récupération de la vague Justice, MSKFRTtructruc, et autres productions électro-rock honorables, mais qui ne sauraient concentrer pour autant à elles seules l'avenir de l'électro, comme LA fusion ultime avec les restes moisis d'un rock qui n'en finit pas de mourir. Pronostic aussi foireux en matière de production que de DJ Set.

Non, JDB : une fois de plus, vous avez tout faux. 
Le purisme ne signifie pas "purin" (je cite : on appréciera la richesse sémantique du journaliste professionnel) ni même autisme pour employer un terme plus respectable, bien que ne fournissant pas de jeu de mots ...
Les 2 gendres idéaux du moment nous font des sets éclectiques et toniques, c'est entendu. Le filon est bon, nous le connaissons : les Daft et les 2 Many DJs ont tracé cette voie il y a un certain temps déjà.

Exigence et cohérence d'un son, fluidité d'un mix, tout cela a un sens et fait mouche pour qui veut s'abandonner à la puissance de la techno. On peut faire vibrer un dance floor autrement qu'en juxtaposant des hits de la décennie passée (qui pourraient enrichir la futur compil décennale des Inrocks, bien sûr).
Pour comprendre cela, peut-être, il aurait fallu il y a 10 ans s'intéresser à Goldie, Garnier et Mills et parler d'autre chose que de la guéguerre Oasis - Blur.

JDB, vous avez toujours été vieux.
Vous restez, égal à vous même, une balise, que dis-je, un phare sur les eaux de la critique musicale. Contre vents et marées, vous pointez la direction dans laquelle il ne faut surtout pas aller.
Merci, tout compte fait. Sans vous, on va pouvoir continuer à s'amuser !

Par paquito - Publié dans : Le naze de la semaine
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Mardi 14 août 2007 2 14 /08 /Août /2007 18:09

Au moment où la miss prend le relais, l'assistance du Vauban commence à être passablement imbibée. Faut dire que les barmen sont particulièrement efficaces et le prix des consos très raisonnable, ce qui mérite d'être salué.

La queue de cheval en avant, la DJette superstar préférée de votre serviteur nous envoie un mix électro toujours fluide et pêchu sans emprunter les chemins balisés. Elle tient la distance sur 3 heures sans encombre : Brest  capitale européenne de l'électro, avec une durée de set que l'on rencontre de plus en plus rarement dans les festivals.

Bon dosage pour ce qui me concerne entre set pur et morceaux vocalisés à la mode Kittin : un peu mais pas trop, la star se la joue pas et s'efface derrière ses galettes quand il le faut.

Autre bonne nouvelle, je ne constate pas de redite évidente avec le mix d'il y a 2 mois à Lyon. Faut dire que c'te fois là, il avait fallu se contenter d'un set d'une heure trente top chrono, livraison un peu radiche à l'instar des autres prestations des Nuits sonores 2007.

Quand les 4h du mat sonnent, on a pas vu le temps passer. La lumière se rallume mais la miss nous renvoie une bonus track histoire de pas se quitter comme des malotrus. J'apprécie ce moment toujours précieux des fins de soirée où on redécouvre l'assistance sous une lumière plus crue : c'est à ce moment là souvent qu'on prend conscience d'avoir partagé quelque chose qui n'a rien à voir avec le froti-frota du Macumba de Palavas-les-flots.

macumba.jpg
Au Macumba de Palavas, on emballe les meufs sur la Macarena

Il est 4h30 à la sortie du Vauban, le jour est encore pas près de se lever en ces contrées extrème-occidentales : mon gramme aidant, les 6 files de circulation et l'architecture post-stalinienne de l'avenue Clémenceau me font penser à Unter der Linden. Ce soir c'était Astropolis am Spree ...

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Jeudi 9 août 2007 4 09 /08 /Août /2007 20:36

Pour inaugurer cette rubrique, je me dois de rendre honneur à une grande blogueuse, par ailleurs excellente cat-sitter et coach de votre serviteur à ses heures.

Coach en blog, tout d'abord.
Coach en aménagement et décoration intérieure de mon repaire (coach assez laxiste, il faut bien l'admettre).
Coach aussi en matière culinaire et alimentaire, avec la récente découverte de la cuisine portugaise ou encore une récente livraison de légumes bio directement récupérés via 3 écolos interposés d'une AMAP du 19ème.
Coach enfin en matière de ce dont je n'ai pas à parler ici, et que je n'aurais pas dû même évoquer (si ça c'est pas de la préterition).

salade-bio-de-ma-coach.JPG
La salade bio géante que m'a refourguée ma coach cette semaine ...

Voilà chère amie, tu es la zamie de la semaine, et de sûrement d'autres à venir car je sens que tu n'as pas fini de me prodiguer conseils et aubergines, injonctions autoritaires (range ta cave !!) et salades géantes ...

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Mercredi 8 août 2007 3 08 /08 /Août /2007 23:20

Elle, c'est Kittin, encore et encore ... J'avoue que je m'en lasse pas.

Un passage à Astropolis dans l'ambiance club sympatoche et un peu décalée du Vauban, je me suis dit : ça le fera ! En plus, me souvenant des prestations que j'avais déjà pu suivre là bas, fallait tabler sur un mix pas rabioté d'au moins 2h30 - 3h, avec des breizhous bien survoltés, le tout à prix bien raisonnable.

Me vlà parti donc, et quitte à me coltiner les 600 bornes, autant rester quelques jours histoire de profiter des autres soirées d'astro, et de la température de l'eau à 17°.

Une fois le camping des flots bleus trouvé et la tente montée (je suis un bucolique), les hostilités pouvaient être engagées. Pourtant le before m'avait pas vraiment fait chauffer le moteur : les jeudis du port, je respecte le concept, mais bon, ça ressemble plus à la fete de l'Huma version galette-saucisse qu'à Sonar de dia.
Pendant qu'un groupe de rap local, d'apparence prometteur, n'en finissait pas de ne pas arriver à régler son sound system, la grande scène s'agitait sur un son funkôïde-dub-rock foutraque : pas venu pour ça, et en plus j'aime pas. 

gerbe.jpg
Mec en train de gerber pendant un concert des "jeudis du port"

Ceci dit, le détour par le port n'avait pas été inutile ni déplaisant. J'avais en poche le lylo breton du mois, pris un godet de Mutine au passage et je disposais d'une nouvelle piste : voir ce qui se tramait au Minibar, qui semblait être un des deux bars électro dignes de ce nom à Brest.

Un problème toutefois : le Minibar en question était à l'autre bout de la ville. Pas grave, je visitais.
Après x-mille km dans la grand'rue commerçante et déserte de la ville, j'arrive enfin sur site : 10 pelés dans le bar, sympa au demeurant, dont la tolière, accueillante et coolos ; mais en même temps vu l'affluence, on la comprend. On passe un petit son tek-house bien sympa et ça mérite bien un godet.

J'ai les oreilles qui traînent, ce qui n'est pas vraiment une performance vu l'intimité de la scène et je comprends que demain sera un autre jour, avec le big day du bar, son in et out, et toute la bande qui sera réunie pour l'occasion. Ca va pas sucer que des glaçons. Je reviendrai.

Au Vauban, il est à peine minuit et çà se remplit déjà bien. C'est çà que j'aime aussi ici : pas obligé d'attendre 2 plombes pour commencer la fête. Les Sonic crew, DJ locaux bien sous tous rapports (nous y reviendrons prochainement), assurent un warm up de bonne facture avant que la diva du dancefloor n'officie.

Je me suis fait ma petite place à la gauche de la piste, mes réserves sont faites, un petit pipi aussi. Les breizhous sont prêts, je suis prêt, on va pouvoir décoller ...

 

 

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Mercredi 8 août 2007 3 08 /08 /Août /2007 00:55
Second souffle pour l'auteur de ces lignes pour qui, la trentaine bien avancée, l'envie de découvrir de nouveaux sons, de nouveaux lieux et de nouvelles ambiances restent intacte. Amour de la techno toujours vivace et renouvelé.

Second souffle peut-être aussi, pour un scène et un public hexagonal, qui après l'engouement massif des années 95-2000, a bénéficié ces dernières années d'une moindre audience, conformisme d'un certain revival rock d'opérette aidant.

Qu'importe, l'énergie des plus anciens reste intacte, les plus jeunes adhèrent encore à un courant dont l'esprit de révolte et d'émancipation est durable et me coup-de-pied-au-cul-tent encore jusqu'à 6h ou plus. Les créations foisonnent, les DJ s'improvisent, nous continuons à vibrer.

Le public techno n'entre pas dans une case, il est multiple mais cohérent, il dit merde à Sarko et à Bénabar, ignore les White stripes, méprise les critiques de JB Beauvallet (c'est qui ???) et donne du travail aux gendarmes, occasionnellement.

 Ce sera thèse, ma mauvaise foi assumée, certains ne s'y reconnaîtront pas ; nous en débattrons, pourquoi pas.

Nous parlerons fêtes, soirées et son aussi, simplement, essentiellement.

Bises aux teufeurs et aux clubbers.

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Playlist

production

ellen allien, sool

chloé, one in other

gui boratto, take my breath away

villalobos, fabric 36

sascha funke, mango


DJ set

ewan pearson, fabric 35

seth troxler, boogybytes vol 5

jesse rose, body language vol 2

claude vonstroke, at the controls
claude vonstroke, fabric 46
john tejada, fabric 44
ellen allien, boogybytes 4

joris voorn, balance 14 vol 1
luciano, fabric 41

la track qui tue
simon baker, plastik

revival
front 242, official version

new order, technique

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