Moi vouloir être un chat
Aujourd'hui, j'ai eu maille à partir avec des corbeaux. Je ne parle pas des mecs qui envoient des lettres anonymes, tout çà ... même s'ils sont méprisables aussi. Nan, je veux parler des vrais corbeaux, qui ont des ailes et font crôa crôa.
Je vous le dis : les corbeaux sont des cons.
D'où me vient cette cruelle révélation ? Figurez-vous que je faisais mon jogging tranquillou en cette fin d'après-midi dans le bois quand, sans raison apparente, un duo de corbeaux s'est mis à me fondre dessus.
Je me suis tout d'abord dit qu'elles devaient jouer, les braves petites bêtes, et que je me trouvais sur leur trajectoire par hasard, moi, infect intrus humanoïde, dévastateur de la planète, qui avait en plus l'outrecuidance de narguer le règne animal près de cette infâme prison qu'est le zoo de Vincennes.
Mais non, y avait un vrai contentieux : elles sont revenues à la charge ! Les stukas ! Leurs ailes dans mes oreilles, limite si je me prends pas un coup de bec au passage ! Instantanément, le souvenir de Tippi Hedren dans "les Oiseaux" me traverse l'esprit : la pauvre fille en train de courir comme une désespérée avec des mouettes et des corbacs qui lui gueulent après !
Sauf qu'à la télé, ce scénario m'avait plus fait poiler que frissonner ; j'avais même sacrément ricané du haut de mes quinze ans, la première fois que j'avais vu ce film en me disant : "mais quelle buse cette Tippi, pourquoi elle panique comme çà ? Pour avoir un accident de bagnole ou se vautrer dans l'escalier ? Les corbeaux, ils vont pas la bouffer !". Ben là, plus de vingt ans après, je comprends enfin ce qu'elle a enduré la Tippi. Je fais plus le mariole.
Mais, je vais pas me laisser faire en criant comme une femmelette, nan ! Remonté que je suis : je ramasse prestement une pomme de pin et vlan ! dans la tronche à une des corneilles ! C'est qui le patron ??
Elles sont pas calmées pour autant les bougresses : est-ce-qu'elles ont vraiment un truc grave à me reprocher ? La couleur de mon t-shirt ? Ou parce que j'écoute un mix de Gui Boratto sur mon i-pod ? Elles sont comme les chiens et Super-Jaimie ? Elles perçoivent le son le plus infinitésimal qui soit et ça les met en rogne ??

Qui est le plus con ? Tippi ou le corbeau ?
Mais bon, comme je me suis pas arrêté de trottiner pendant toute cette sérénade, peut-être que j'ai fini par sortir de leur territoire, aux deux comiques. Elles décident finalement de me lâcher pour chercher une autre victime.
Tout redevient calme, comme à la fin du Hitchkock. Le bordel s'arrête comme il avait commencé, sans explication rationnelle.
Mais comme Tippi, je ne suis plus la même personne : je sais que la nature est là, partout présente, dans les arbres, les pierres, les vers de terre et les corbeaux du bois de Vincennes. Elle m'observe et me menace, prête à se révolter contre son profanateur ...
Je pense aux ours polaires et aux abeilles. Cette nuit, je dors les fenêtres fermées.
Je vous le dis : les corbeaux sont des cons.
D'où me vient cette cruelle révélation ? Figurez-vous que je faisais mon jogging tranquillou en cette fin d'après-midi dans le bois quand, sans raison apparente, un duo de corbeaux s'est mis à me fondre dessus.
Je me suis tout d'abord dit qu'elles devaient jouer, les braves petites bêtes, et que je me trouvais sur leur trajectoire par hasard, moi, infect intrus humanoïde, dévastateur de la planète, qui avait en plus l'outrecuidance de narguer le règne animal près de cette infâme prison qu'est le zoo de Vincennes.
Mais non, y avait un vrai contentieux : elles sont revenues à la charge ! Les stukas ! Leurs ailes dans mes oreilles, limite si je me prends pas un coup de bec au passage ! Instantanément, le souvenir de Tippi Hedren dans "les Oiseaux" me traverse l'esprit : la pauvre fille en train de courir comme une désespérée avec des mouettes et des corbacs qui lui gueulent après !
Sauf qu'à la télé, ce scénario m'avait plus fait poiler que frissonner ; j'avais même sacrément ricané du haut de mes quinze ans, la première fois que j'avais vu ce film en me disant : "mais quelle buse cette Tippi, pourquoi elle panique comme çà ? Pour avoir un accident de bagnole ou se vautrer dans l'escalier ? Les corbeaux, ils vont pas la bouffer !". Ben là, plus de vingt ans après, je comprends enfin ce qu'elle a enduré la Tippi. Je fais plus le mariole.
Mais, je vais pas me laisser faire en criant comme une femmelette, nan ! Remonté que je suis : je ramasse prestement une pomme de pin et vlan ! dans la tronche à une des corneilles ! C'est qui le patron ??
Elles sont pas calmées pour autant les bougresses : est-ce-qu'elles ont vraiment un truc grave à me reprocher ? La couleur de mon t-shirt ? Ou parce que j'écoute un mix de Gui Boratto sur mon i-pod ? Elles sont comme les chiens et Super-Jaimie ? Elles perçoivent le son le plus infinitésimal qui soit et ça les met en rogne ??

Qui est le plus con ? Tippi ou le corbeau ?
Mais bon, comme je me suis pas arrêté de trottiner pendant toute cette sérénade, peut-être que j'ai fini par sortir de leur territoire, aux deux comiques. Elles décident finalement de me lâcher pour chercher une autre victime.
Tout redevient calme, comme à la fin du Hitchkock. Le bordel s'arrête comme il avait commencé, sans explication rationnelle.
Mais comme Tippi, je ne suis plus la même personne : je sais que la nature est là, partout présente, dans les arbres, les pierres, les vers de terre et les corbeaux du bois de Vincennes. Elle m'observe et me menace, prête à se révolter contre son profanateur ...
Je pense aux ours polaires et aux abeilles. Cette nuit, je dors les fenêtres fermées.
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