Deutsche Franzosische Freundschaft

Publié le par paquito

Michael Mayer fait partie de ces bons amis qu'on est toujours ravi de revoir parce que l'on sait que chaque nouvelle rencontre, bien que différente, tient toujours ses promesses.

A la faveur de l'excellente programmation du Rex de ce mois (nous y reviendrons) le boss de Kompakt était donc de service la nuit dernière sur le bd Bonne Nouvelle pour une session de plus de 6 heures en compagnie de sa camarade d'écurie, l'inévitable Jennifer Cardini.

C'est l'art subtil du DJ de trouver cet équilibre si fragile entre cohérence du son, afin de ne pas décevoir son public, et variations d'ambiances, afin d'éviter l'effet routinier. Dans ce registre, Michael fut tout à son aise hier en mixant une sélection excessivement rythmique qui se démarquait pourtant des sonorités minimales les plus en vogue.
Flirtant parfois avec le son lourd et pesant qui caractérise certaines productions de Kompakt, Mayer sut toutefois, au fil de ses 4h de set en solo, éviter le piège du bourrinage-matraquage qui aurait fini par anesthésier la salle.

Mais c'est la fin de la nuit qui à mes yeux révéla le grand talent du maître en plus de sa convivialité et de son caractère festif.
Sur le coup des 6h00, Mayer réussit à faire basculer avec maestria le set de l'ambiance électro musclée dans laquelle il nous maintenait depuis une heure ou deux vers le final éclectique convenu, inévitable désormais dans les "grosses" soirées.

Une transition fulgurante menée en un petit quart d'heure qui marque définitivement la différence entre un DJ qui travaille réellement le son et la vulgate des pousse-galettes qui juxtaposent les hits dans le genre "j'ai pas d'oeillères, j'aime toutes les musiques et le morceau se suffit à lui-même" (à déclamer avec l'accent belge ou versaillais, selon votre envie).

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Après 6h de set, la crêpe au nutella vous requinque en moins de deux, à condition d'aimer çà bien entendu ...

Michael Mayer ne fait pas les banquets et mariages et il nous dicte sa leçon en 3 galettes pour réussir l'exercice imposé :
- 1er temps, prenez un standard house des années 80, rendez-le presque méconnaissable en distordant le son à outrance et en le mixant avec le premier morceau de minimal qui vous passe sous la main. Vous n'avez jamais imaginé qu'on pouvait infliger çà à Jaydee et à son Plastic dreams mythique et c'est bien normal.
- 2ème temps, exhumez EBTG et son Missing des chaumières, filtrez le chant et plaquez tout ça sur un bon son électro bien saturé. Vous savez plus sur quoi vous dansez, mais vous dansez.
- 3ème temps, préparez l'atterrissage et annoncez la couleur à votre public avec un bon Inner City des familles acidifié comme il se doit. Sur la piste, un ou deux jeunots soupirent, mais les trentenaires vous adorent car vous venez de leur faire perdre 15 ans, et avec la manière en prime.

Vous avez pris des notes ? Plus en état ?

Allez, ouste ! dehors sur le trottoir, la marchande de crêpes fait aussi chauffer ses galettes : à ce qu'il paraît, elle mixe le gruyère et le nutella comme personne ...
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Publié dans Le zami de la semaine

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C
TIC-TAC-TIC-TAC ...<br /> voilà une semaine que tu nous laisses sur notre faim ...
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