oh, chérie, chérie !
Am-stram-gram, café chérie, île enchantée, point éphémère ?
Un vendredi soir entamé sous le signe de l'improvisation qui, après quelques errements du côté de Chateau d'eau, se solde par une sage résolution : dans le doute, passe au Chérie ...
Vu de l'extérieur déjà, ça a l'air de bien pulser. Au fond du bar, un grand garçon nommé Rémi vient de lâcher les platines au profit d'une djette qui semble déjà très concentrée sur son set.
Double coup de bol : comme je l'apprendrai plus tard, Rémi passait du rock (ça, c'est fait) ; sa comparse, elle, enchaîne sur de l'électro sympathique comme tout. En plus, l'amie Gatasanta, c'est son nom, a de l'allure : quand tout va, tout va ...
Une heure passe comme un charme dans cette ambiance tonique et raffinée : "électrobass colorée" dit le programme du Chérie, affaire de spécialistes ...
Quoi qu'il en soit, ça commence à se trémousser sagement quand Gwen, l'autre égérie de la soirée, s'installe derrière la sono.
Gwen a l'air de vouloir passer à la vitesse supérieure : on la suit volontiers sur une électro un peu plus cadencée, pendant que le reste du trio se désaltère avec son fan club.
En 1982, Schumacher explose la tronche de Battiston et Karen Cheryl dépouille le dancefloor avec son hit "Oh Chéri, Chéri !"
La fin de la prestation du trio, qui émarge chez le naissant label Date recordings, se fait dans un espèce de ping pong foutraque relativement alcoolisé : bon, on est au Chérie, autant dire entre amis ... En plus, le tôlier est pas trop stressé de l'horloge, ce qui permet d'allonger un dernier verre et de taper la discute avant la fermeture.
Sur le trottoir, Jourdain et Bogotà se mélangent un peu dans mes neurones légèrement embrumés. L'effet de l'altitude sans doute ...