Divine soirée
Comme je me le faisais dire encore très récemment à l'heure du thé, les meilleures soirées sont souvent celles sur lesquelles on aurait pas misé un cachou : cette évidence mérite d'être rappelée ici je pense, à travers le récit de la dernière soirée Divine au Rex, le week-end dernier.
Cette virée du samedi avait en effet tout pour être foireuse : piètre mise en jambes avec des bars bellevillois déserts et pénurie de complices, pour cause de préparation mentale collective à la dinde de Noël. Bref, rien n'engageait à la soirée délirante ...
Mais voilà, j'avais une revanche à prendre sur l'avant-veille où la tôlière de BPC nous avait fait faux bond boulevard Bonne Nouvelle, et ma curiosité naturelle (...) fit le reste en me poussant à aller vérifier de visu tout le bien qui était écrit dans le Rexorama sur les protagonistes du jour.
Bien m'en prit !
En première page du menu, un petit tour de chauffe avec une valeur sûre des warm up, l'ami Ai, un temps vieux routier des débuts de soirée Panik. Ce garçon, aussi sympathique derrière ses platines qu'autour du bar, nous avait déjà placé sur un bon braquet sur le coup des 1h et quelques, grâce à une sélection house tonique à souhait, quand il dut laisser la place au live de Clara Moto.
La jeune Clara est modeste et réservée, mais ne vous y trompez pas : sa technique de live est déjà pleine d'assurance et de maîtrise. Sa production n'est pas du genre à incendier le dancefloor, reconnaissons-le, mais allez savoir pourquoi, l'audience du Rex se trouva rapidement envoutée par la jolie autrichienne et pas qu'à cause de son minois.
Après avoir essayé (en vain) de comprendre les rudiments de la technique de Clara, grâce à la possibilité toujours offerte au Rex de zieuter ce qui se passe sur l'estrade dédiée aux lives, mon chemin me faisait enfin croiser la star de la soirée, en train de se mettre en condition pour son set autour du bar.
Clo-clo Vonstroke fait son mètre quatre-vingt-cinq et son quintal facile, mais il est beaucoup plus jovial en vrai que sur les photos et vous met à l'aise en un clin d'oeil : ah ! ces ricains ...
Ses galettes aussi nous ont mis à l'aise : pas de faux rendez-vous avec Vonstroke, c'est une garantie. Au résultat, 2h de set millimétrées avec un son house festif et pointu qui mit toute la salle sur orbite. Claude a pas fait le voyage depuis Detroit pour rien et s'est fait plein d'amis ce soir là au Rex qui en redemanderont, c'est certain.
Cette chaude ambiance se poursuivit gentiment avec le retour de DJ Ai pour conclure la soirée, pendant que mes nouvelles connaissances du jour, Amélie et Julien, tentaient de me saoûler au Jägermeister, une sorte de Génépi bavarois assez douteux.

Who's afraid of Jägermeister?
Mais malgré l'effet de ce breuvage, jusqu'au bout je restais concentré sur le son, suffisamment lucide pour tenir une conversation en anglo-clubbing (l'anglais qu'on essaie de parler dans les clubs avec 90 Db dans la chetron) et tirer au clair ce que bricole Clara entre Graz et Barcelone ...
Y a des soirs comme çà, où on a l'impression de faire partie d'une grande famille avec quelque chose qui flotte dans l'air qui réunit les clubbers, les DJs, les touristes en goguette et le staff du club : le bon son sûrement, à moins que ce soit l'effet mystérieux du Jägermeister ...
Cette virée du samedi avait en effet tout pour être foireuse : piètre mise en jambes avec des bars bellevillois déserts et pénurie de complices, pour cause de préparation mentale collective à la dinde de Noël. Bref, rien n'engageait à la soirée délirante ...
Mais voilà, j'avais une revanche à prendre sur l'avant-veille où la tôlière de BPC nous avait fait faux bond boulevard Bonne Nouvelle, et ma curiosité naturelle (...) fit le reste en me poussant à aller vérifier de visu tout le bien qui était écrit dans le Rexorama sur les protagonistes du jour.
Bien m'en prit !
En première page du menu, un petit tour de chauffe avec une valeur sûre des warm up, l'ami Ai, un temps vieux routier des débuts de soirée Panik. Ce garçon, aussi sympathique derrière ses platines qu'autour du bar, nous avait déjà placé sur un bon braquet sur le coup des 1h et quelques, grâce à une sélection house tonique à souhait, quand il dut laisser la place au live de Clara Moto.
La jeune Clara est modeste et réservée, mais ne vous y trompez pas : sa technique de live est déjà pleine d'assurance et de maîtrise. Sa production n'est pas du genre à incendier le dancefloor, reconnaissons-le, mais allez savoir pourquoi, l'audience du Rex se trouva rapidement envoutée par la jolie autrichienne et pas qu'à cause de son minois.
Après avoir essayé (en vain) de comprendre les rudiments de la technique de Clara, grâce à la possibilité toujours offerte au Rex de zieuter ce qui se passe sur l'estrade dédiée aux lives, mon chemin me faisait enfin croiser la star de la soirée, en train de se mettre en condition pour son set autour du bar.
Clo-clo Vonstroke fait son mètre quatre-vingt-cinq et son quintal facile, mais il est beaucoup plus jovial en vrai que sur les photos et vous met à l'aise en un clin d'oeil : ah ! ces ricains ...
Ses galettes aussi nous ont mis à l'aise : pas de faux rendez-vous avec Vonstroke, c'est une garantie. Au résultat, 2h de set millimétrées avec un son house festif et pointu qui mit toute la salle sur orbite. Claude a pas fait le voyage depuis Detroit pour rien et s'est fait plein d'amis ce soir là au Rex qui en redemanderont, c'est certain.
Cette chaude ambiance se poursuivit gentiment avec le retour de DJ Ai pour conclure la soirée, pendant que mes nouvelles connaissances du jour, Amélie et Julien, tentaient de me saoûler au Jägermeister, une sorte de Génépi bavarois assez douteux.

Who's afraid of Jägermeister?
Mais malgré l'effet de ce breuvage, jusqu'au bout je restais concentré sur le son, suffisamment lucide pour tenir une conversation en anglo-clubbing (l'anglais qu'on essaie de parler dans les clubs avec 90 Db dans la chetron) et tirer au clair ce que bricole Clara entre Graz et Barcelone ...
Y a des soirs comme çà, où on a l'impression de faire partie d'une grande famille avec quelque chose qui flotte dans l'air qui réunit les clubbers, les DJs, les touristes en goguette et le staff du club : le bon son sûrement, à moins que ce soit l'effet mystérieux du Jägermeister ...
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